Reinhardt Wagner, maître chanteur du cinéma

Son ami Roland Topor a dit de lui qu’il était comme un papillon de nuit voltigeant entre deux abat- jours. Et Ligeti disait de Topor qu’il était le plus grand dessinateur du XXe siècle. Nous sommes donc en bonne compagnie sans que rien ne pèse ou ne pose.
Reinhardt Wagner fait partie de ces compositeurs de musique de film qui possèdent un réel bagage théorique, mais pour qui l’émotion domine. Généralement, on est entre « trop d’esprit et trop peu de coeur » (Claude Chabrol à propos de Boulez) et le contraire. A la manière d’un Kurt Weil, le compositeur de René l’énervé ou de Faubourg 36 (musique « nominée » aux oscars) s’attache à la mélodie et au rythme sans cesser d’être parfaitement lisible.
L’homme est passionnant, chaleureux, jamais cuistre ou démagogique. On sent l’artisan, mais pas le faiseur, l’élégant, mais non le précieux, le rude, mais pas le fruste. Avec un nom difficile à porter, il emporte l’auditeur au travers de ses notes.
Voici son programme :

3 madeleines:

Daphnis et Chloé , Ballet de Maurice Ravel « Lever du jour » par Karajan

Le sacre du printemps d’Igor Stravinsky par E.Svetlanov

Satisfaction des Stones.

4 choix divers:

L’ouverture du Grand macabre de G.Ligeti

L’histoire du soldat d’Igor Stravinsky

Impresiones intimas de Federico Mompou

Un jour si blanc de François Couturier (pianiste)