Reine… ta Scotto

En réécoutant Renata Scotto nous raconter les petites vacheries que se font les chanteurs entre eux, j’en pleure de rire. Cette femme est extraordinaire. En France, on oublie que c’est l’une des plus grandes chanteuses de l’histoire de l’opéra. Depuis Callas, citez-moi une Butterfly ou une Traviata, qui possède à la fois ce raffinement, cette spontanéité et dont le timbre et les nuances soient aussi émouvants. J’ai rencontré Renata grâce à Georges Gad, qui est l’un des journalistes qui la connaît le mieux (que n’écrit-il pas un livre sur elle !). C’était au Monde de la Musique, lors de la remise des Chocs de l’année. Nous avons sympathisé, elle m’a dit qu’elle revenait à Paris pour donner des master classes au Conservatoire supérieur, je lui ai proposé d’en faire un film. Elle a dit oui. C’est ainsi que deux documentaires autour de ses cours d’interprétation ont pu voir le jour et être diffusés sur la Cinquième et sur Mezzo.

Profitant d’un reportage à New York pour voir « Rondine » au Met et rencontrer Angela Gheorghiu, j’ai pris le train à Gare Centrale pour Westchester (une heure environ) pour faire l’émission avec ma chère Renata Scotto. Son mari m’attendait à la gare et m’a conduit jusqu’à leur maison, en pleine campagne, sous la neige, près de grands lacs gelés, au milieu des daims et des grands sapins. Voici son programme :

Traviata : Addio delpassato (Scotto / Muti)

Madeleines

Benjamino Gigli :Mama !

Tito Gobbi : RigolettoActe II « Lala, lala… »

Callas : Norma

Programme

Jussi Bjoerling : LaBohème, Acte I

Madame Butterfly :entrée par Renata Scotto

Fritz Wunderlich : Lepays du sourire

Adrienne Lecouvreur :Poveri Fiori (Scotto)

JonasKauffman : Carmen « Cette fleur »

Mama morta (Andrea Chenier) parScotto