Radio Classique vous emmène à l’Opéra de Paris, avec Tosca de Puccini, dimanche à 21 heures

©Vincent Pontet/Opéra de Paris

« La musique fut écrite par Dieu d’abord, par moi ensuite ». C’est ce que se serait exclamé Puccini en traçant l’ultime double barre de Tosca. Créé en 1900 à Rome, dans la ville où se déroule l’action, Tosca est fait d’amour et de haine, sur fond d’art, de religion et de politique, en l’occurrence la victoire de Napoléon sur les troupes autrichiennes à Marengo.

Un opéra fait d’amour et de haine, aux effets musicaux saisissants

Tosca est aussi un opéra d’action et de rebondissements, dont la musique ne laisse aucun répit aux personnages, ni aux spectateurs d’ailleurs. Dans sa partition, Puccini a multiplié les effets saisissants et donné à l’action une rare vivacité et concision. Tout commence par les premiers accords fortissimo, qui évoquent le terrible Scarpia et qui jalonneront l’œuvre. Le majestueux Te Deum qui termine l’Acte I est l’un des grands moments de l’opéra. Sur fond de procession dans l’église Sant’Andrea della Valle, Scarpia chante son rêve de posséder Tosca, alors qu’il vient d’insinuer en elle le poison de la jalousie, en lui faisant croire à l’infidélité de son amant, le peintre Mario Cavaradossi.

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C’est aussi de Tosca que sont tirés deux célèbres et émouvants airs : « Vissi d’arte, vissi d’amore » que chante Tosca, et « E lucevan le stelle » de Cavaradossi. Cette production de l’Opéra de Paris, réunissait une très belle distribution : Tosca était interprétée par Maria Agresta, Cavaradossi par Michael Fabiano et Scarpia par Ludovic Tézier. L’Orchestre et les Chœurs de l’Opéra national de Paris et la Maîtrise des Hauts-de-Seine était placés sous la direction de Carlo Montanaro. Cette soirée, enregistrée le 18 juin dernier à l’Opéra Bastille, sera présentée par Laure Mézan.

Jean-Michel Dhuez

 

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