Radio Classique : 8h15 – Juliette Méadel « Je souhaite que le vainqueur de la primaire organise un débat de Mélenchon à Macron »

Ce matin à 8h15 et 8h40 sur Radio Classique

Juliette Méadel, Secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes et soutien de M. Valls

Invitée de Guillaume Durand

« Je souhaite que le vainqueur de la primaire organise un débat de Mélenchon à Macron »

Extraits :

A propos de la gifle qu’a reçue M. Valls
« Il faut dénoncer la violence. M. Valls a eu raison d’aller porter plainte. Dans les campagnes électorales il y a toujours eu des actes de violence. Peut-être est-ce le symptôme d’un rejet des politiques mais c’est comme ça depuis longtemps déjà. Ce n’est pas un problème structurel, il y a toujours eu des déséquilibrés sociaux perpétrant des violences à l’égard des politiques. Pour l’instant, on ne peut tirer de conclusion politique. C’est un acte certes grave mais isolé.»

A propos de F. Fillon

« Fillon a un projet aujourd’hui qui fragmente et qui remet en cause la sécurité sociale au mépris d’un héritage gaulliste. Il n’a pas compris le basculement fondamental dans lequel la France est entrée. Avec les attentats, on a basculé dans un monde où les citoyens veulent plus de service public. On ne peut donc pas arriver à l’élection présidentielle en ayant un projet de division des effectifs au point de remettre en cause le sens de la protection de l’Etat. Fillon n’a pas les bonnes réponses. C’était donc une opportunité logique pour Valls, représentant la gauche pragmatique et ambitieuse, de se présenter. »
(…)
« La vraie question qu’on se pose c’est comment va-t-on créer de l’emploi ; va-t-on avoir la peau du chômage structurel ? Donc oui il y a la question de la République intransigeante mais pas que… »

A propos de l’issu de la primaire

« Je souhaite que le vainqueur de la primaire organise un débat de Mélenchon à Macron. Il faut qu’un débat s’engage, projet contre projet, programme contre programme afin de voir ce que chacun a à dire. C’est à partir de la désignation d’un candidat unique que le vrai débat va commencer. »

A propos de sa fonction de Secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes

«J’ai vu des familles qui ont besoin de la reconnaissance de l’Etat car quand on
parle de l’aide aux victimes on parle trop souvent d’indemnisation des victimes et pas assez de la reconnaissance de l’Etat. L’attachement à la République s’exprime dans ces moments-là. Le sentiment d’appartenance à la France se traduit concrètement dans ces moments d’émotion forts.»