PS : « Je suis candidat pour tourner la page » Luc Carvounas

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique
Luc Carvounas, candidat à la tête du Parti Socialiste
Invité de Renaud Blanc

PS : « Je suis candidat pour tourner la page »

A propos de Laurent Wauquiez

« Laurent Wauquiez a fait du Laurent Wauquiez. Il incarne cette droite dure qui pactise avec Sens Commun, il regarde du côté du Front National, avec le prétexte de récupérer leur électorat. »
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« On a eu la définition de ce qu’est aujourd’hui la droite républicaine : eurosceptique et clivante sur les questions de société. »
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« Laurent Wauquiez aspire à devenir président de la République, comme le chancelier autrichien dans une alliance avec l’extrême droite. »

A propos du rôle du PS dans l’opposition

« Pour le projet de loi de finance, ce sont les socialistes qui ont déposé le plus d’amendements. La presse a reconnu que nous menions la bataille. »
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« Nous sommes au parlement, le premier groupe parlementaire d’opposition, surtout quand on voit le nombre de députés, de sénateurs, de députés européens. »
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« Nous savons ce que nous représentons et nous allons continuer à apporter le fer comme nous l’avons fait la semaine dernière lors de notre niche parlementaire où nous avons fait des propositions concrètes sur la désertification médicale et où la République en marche a balayé cela d’un revers de la main. »

A propos de Nicole Belloubet

« Hier le président de la République venait à la rescousse de sa ministre qui est incapable d’endiguer ce qui était la grogne du personnel des pénitenciers. En 12 jours, cela s’est transformé en grogne sociale. »
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« Aujourd’hui, on a des personnels pénitenciers qui sont gazés par des fonctionnaires de police, qui écoutent les ordres qu’on leur donne, alors qu’ils demandent simplement d’être reconnus dans leurs conditions de travail. »
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« Le problème ne date pas d’aujourd’hui. »
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« Nous, socialistes, avions déposé un amendement où nous demandions la création de 1000 postes supplémentaires. La ministre Garde des Sceaux à ce moment-là s’est levée dans l’hémicycle pour nous dire « Vous n’avez rien compris, cet amendement je le balaye d’un revers de la main ». Il faut attendre donc 12 jours pour qu’elle vienne annoncer la création de 1100 postes sur quatre ans. »

A propos des inondations

« Nous avons installé une cellule de sécurité et de veille quotidienne qui se réunit plusieurs fois par jour car ma commune est à la confluence de la Seine et de la Marne. »
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« Il y a la problématique du réchauffement climatique. (…) Il ne suffit pas de nous montrer des images de nos administrés les pieds dans l’eau. »
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« Il faut que nous convergions avec des moyens et des investissements nécessaires, notamment avec la construction d’une centrale qui coûte 600 millions d’euros et qui permettrait d’éviter toute crue. »

A propos du Parti socialiste

« Je suis un candidat déterminé avec le projet de relever le drapeau socialiste. (…)
« Je suis le seul député, parmi tous les candidats, à avoir voter contre le discours de politique générale. Je suis le seul député qui n’a pas voté la loi terroriste. Je suis le seul candidat à avoir été maire d’une grande ville et qui sait de quoi on parle, à l’heure où tout le monde parle de territoire. »
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« Concilier le progrès scientifique et le progrès social, c’est ça le socialisme. »
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« Je suis candidat pour tourner la page. Le socialisme que je veux incarner est un socialisme conquérant qui n’a pas honte de porter une histoire. »

A propos des adhérents au Parti socialiste

« On est passé de 290 députés à 28, on a perdu toutes nos villes, c’est normal que le militantisme se retrouve affaibli. »

A propos de François Hollande

« J’ai souhaité dîner avec lui car il me connaît peu, et c’est normal quand on postule à être le premier secrétaire du parti, d’aller voir les grandes figures du socialisme, dont fait partie François Hollande. »
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« Je ne lui demandais pas son soutien mais j’appelais juste à ce qu’il ait une neutralité bienveillante. »