Pour les yeux de la comtesse Lyndon

Marisa Berenson a eu une vie incroyable. Née à New York, fille de diplomate, petite-fille de la créatrice de mode Elsa Schiaparelli, elle a connu les plus grands artistes (Cocteau, Dali, Gene Kelly) au berceau. Son enfance s’est passée entre une pension anglaise, l’Italie, la Suisse et l’Amérique. Elle a connu Andy Warhol, Truman Capote, a été la maîtresse d’Helmut Berger, a commencé le cinéma sous la caméra de Visconti (Mort à Venise), est devenue l’amie de Liza Minelli sur le tournage de Cabaret et a eu le rôle de sa vie grâce à Stanley Kubrick dans Barry Lyndon.

Elle s’est engagée à l’Unesco pour les artistes handicapés. Sa soeur, qui avait épousé l’acteur Anthony Perkins, est morte dans le premier avion qui s’est écrasé sur l’une des tours jumelles de Manhattan. Elle raconte tout cela avec un style élégant et pudique dans un livre intitulé Moments intimes qui paraît chez Calmann Lévy.

Marisa avait présidé la première émission que j’avais présentée en direct de l’Olympia : les élections de la musique classique. Normal : le Trio n° 2 (utilisé magnifiquement par Kubrick dans Barry Lyndon) était arrivé premier. Sa gentillesse avait charmé toute l’équipe.

Voici son programme :

Bach : Concerto en la mineur (Yéhudi Menuhin)

Madeleines

Singing in the Rain (Gene Kelly)

Nat King Cole

Dukas : L’apprenti sorcier (début du thème)

Programme

Henry Purcell : O Solitude (Deller)

Villa Lobos : Bachianas Brasilieras (Renée Fleming)

Vivaldi : Sonate pour violoncelle en mi mineur (BOF Barry Lyndon)

Piazzola : Liebertango (Argerich)

Chopin : Nocturne en fa mineur op. 55 n° 1 (Pires)

Haendel : Le Messie (début, récitatif et air du ténor) Gardiner

Stravinsky : Le sacre du printemps (Boulez)