Pour le meilleur et pour le Py

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Dans le monde très intellectuel et souvent coupé du monde du théâtre subventionné, Olivier Py est à part. Il n’a pas l’arrogance des grands directeurs de théâtre, certains au bout de dix ans de règne, d’être à leur place par droit divin. En tant que metteur en scène, il a une humilité qui, loin d’entraver sa créativité, la hisse vers l’universel. Les gens de théâtre sont souvent sympathiques, mais bavards et ont une fâcheuse tendance à s’écouter parler. Ce n’est pas le cas d’Olivier Py, qui écoute beaucoup (la musique en particulier), qui parle économe et juste et, comme on dit familièrement, qui ne se la raconte pas.

En off, il m’a expliqué qu’il devait affronter une demande de grève de la part des techniciens du théâtre de l’Odéon pour une raison tout à fait odieuse qu’il serait fastidieux et indélicat de raconter ici. Hugues Gall à l’Opéra de Paris m’avait raconté les prétextes tout à fait farfelus des techniciens qui faisaient grève pour un oui ou pour un non au mépris du bien public, de la solidarité interne et du bon sens.

Au risque de passer pour un horrible réactionnaire, je pense comme Françoise Hardy que « dans la société française actuelle, on entend parler beaucoup plus souvent des droits que des devoirs » (c’est dans son dernier livre – elle vient en janvier dans l’émission, me l’a promis hier). Le plus énervant, c’est que ces droits, qui devraient concerner les plus faibles et les plus démunis d’entre nous, sont revendiqués par des gens nantis, protégés par de puissants syndicats et bardés d’avantages acquis intouchables.

Pardon pour cette digression. Revenons à Py, c’est un poète avec une âme de musicien.

Weber : Freischütz : scène de la Gorge aux Loups (Kleiber)

Madeleines :

Valse en la mineur de Chopin par Tharaud

Priere de la Tosca par Crespin

Ella Fitzgerald chante Cole Porter

Programme

Prélude Mort d’Isolde (Kleiber)

Offenbach : Les contes d’Hoffmann : « Tourne Tourne Miroir » par Jose van dam

Berlioz : Nuits d’été « Spectre de la Rose » Crespin

Les pêcheurs de perle : Je crois entendre encore (Vanzo)

Roméo et Juliette de Gounod : Ah lève-toi soleil (Kraus)

Madame Butterfly : Un bel di vedremo (Scotto)

Juliette :Je chante faux (album Bijoux et babioles)