Pierre Bergé : Yves, Maria, Radu et les autres

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Quand on entre dans le monde de Pierre Bergé, tout n’est que beauté, luxe et goût parfait. Son programme est truffé de références raffinées qui témoignent d’une vaste et profonde culture. Mais ce n’est pas référentiel et pas du tout consensuel chic. L’homme a ses coups de coeur, ses franches inimitiés, sa mauvaise foi aussi (Fleming !). Mais ceux qu’ils aiment, il était heureux de les faire découvrir ou de les partager avec les auditeurs. Et gare à ceux qui feraient la moue. Car Pierre Bergé a l’intolérance agacée des passionnés.

Il a connu les plus grands, partagé les secrets des génie du siècle et, ne l’oublions pas, n’a jamais été avare de son temps et de ses biens pour promouvoir ceux en qui il croyait. Dans ses yeux, j’ai vu briller la lueur d’une joie pleine et totale de rendre hommage à Maria Callas, à Radu Lupu ou à Chung, qu’il a toujours soutenu avec feu. Il a parlé d’Yves Saint Laurent avec pudeur et élégance. Comme dans Turandot de Puccini, il a dit son nom à la fin. « Et ce nom, c’est AMOUR ! »

Voici son programme :

Schubert : 1er Moment musical – Lupu

Madeleines

La garde montante (Carmen/Bizet) Abbado

Mélodie de Fauré / Stutzmann Les roses d’Ispahan ?

Méditation de Thaïs / Capuçon

Voyage d’hiver / Hotter : dernier

Variations Goldberg par Tureck : plages 8 & 9 (variations 7 & 8)

Eugène Oneguine par Jussi Björling (air de Lenski acte II)

Nuits d’été / Vilanelle par Crespin

Miserere du Trouvere par Callas / Karajan

Prélude de Tristan par Klemperer

Ravel : Lever du jour de Daphnis par Munch