Philippe Sarde en fusion

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1. Qu’il me soit permis d’abord de saluer la mémoire de Jacqueline de Romilly, qui a porté au plus haut les couleurs du gai savoir helléniste, de l’art antique et de la pensée française la plus étincelante. Nous l’avions invitée dans Passion Classique, et elle nous avait écrit une réponse adorable dans laquelle elle s’excusait de ne pas participer à l’émission à cause de sa santé chancelante, tout en affirmant qu’elle nous écoutait tous les soirs avec un vif intérêt. Elle est allée retrouver ses chers philosophes et tragédiens grecs.
2. Philippe Sarde est un personnage incroyable, qui ne fonctionne qu’à l’émotion, à l’instinct et à l’affectif. Compositeur majeur au cinéma, il a été le Castor des plus grands Pollux du Septième Art. Claude Sautet, d’abord, qu’il a rencontré à dix-huit ans, et dont il a été le partenaire exclusif. Comment imaginer « Les Choses de la vie » ou « César et Rosalie » sans ses harmonies nostalgiques ? Avec chaque metteur en scène, il écrit une musique différente, sans cesser de composer du Philippe Sarde. En conversant avec lui, j’ai ressenti ces délices de la fusion sensible et intellectuelle. Nous étions sur la même longueur d’ondes du début à la fin. C’était comme rencontrer un grand frère.
3. La semaine prochaine, vous découvrirez cinq nouveaux invités passionnants : Marie Drucker, Andreas Scholl, Michel Fau, Albert Uderzo, et le père Ponsard, curé de la Madeleine, pour le soir de Noël. La semaine suivante, cinq rediffusions, choisies parmi vos émissions préférées du premier trimestre, avec un grand bol de bonne humeur le soir de la Saint-Sylvestre. Nous nous retrouverons le 3 janvier avec une grande surprise, l’une de nos plus grandes artistes, que j’attends depuis longtemps et que de nombreux auditeurs me réclament avec émotion.
Voici le programme de Philippe Sarde :
-Pavane pour une Infante défunte (version Gaby Casadesus)

-Thelonious Monk Quartet : Misterioso

Trio / Ravel (utilisé dans Un Coeur en hiver)

Philippe Sarde : Tess et Les Choses de la Vie

Madeleines :
Air de la Lettre (La Périchole d’Offenbach) par sa mère, Andrée Gabriel
Prélude de Carmen

Voici le