Philippe Jaroussky, le chanteur musicien

  Olivier Bellamy reçoit Philippe Jaroussky sur Radio Classique

Les années passent, le succès augmente, Philippe Jaroussky ne change pas. Il conserve cette simplicité souriante et cette proximité avec le public. Certains chanteurs, certains musiciens propulsés au sommet ont quelque chose de tendu en eux, ils conservent la blessure du jour où ils se sont rendu compte qu’ils n’étaient plus cet enfant génial couvé par parents et professeurs en extase. Ce n’est pas le cas de Philippe Jaroussky qui semble avoir toujours recherché une certaine perfection en dehors des pièges dévastateurs de l’ego. Le rappel d’une mauvaise critique ne fait pas naître une lueur de fauve traqué et prêt à mordre dans son regard. Un compliment ne réveille pas une suspicion maladive – est-il vraiment sincère ? – alors qu’il est bu avidement, à l’intérieur, comme un verre d’eau sur une terre éternellement sèche et craquelée, malgré un arrosage régulier.

Il ne joue pas davantage les faux modestes. Il est naturellement ouvert aux autres, bienveillant et heureux de servir la musique.

Il a l’étoffe des grands et le coeur pur.

Voici son programme :

Philippe Jaroussky : « Demofoonte » de Caldara (nouveauté « Caldara in Vienna)

Madeleines

Elégie de Massenet chanté par Rosa Ponselle

Un air de Haendel :air de theodora par lorraine hunt

Un air du Messie de Haendel chanté par Russel Oberlin

Musique classique

Mélodie de fauré: « Prison » op. 83 n° 1 (Bernard Kruysen)

Final du concerto pour violon de khatchaturian (Julia Fischer)

Ravel : final du concerto pour la main gauche par Samson François

Son qual nave (Broschi) par Cecilia Bartoli

« Mélodies d’amour »

Duo final du couronnement de Poppée ( révélation..)

Scherza infida Haendel

Mvt lent de la Sonate Pathetique de Beethoven