Philippe Bender, la musique pour tous

1. A l’Orchestre de Cannes, Philippe Bender effectue un vrai travail de fond sur le répertoire. Avec ses quarante musiciens, il soulève des montagnes et multiplie les programmes susceptibles d’intéresser tous les publics dans une région où la musique classique ne tient pas le haut du pavé.
Aux côtés du pianiste Nelson Freire, l’année dernière, au Festival de Ramatuelle, ils sont parvenus à une sorte de perfection dans le 20e Concerto de Mozart et le 4e Concerto de Beethoven. Régulièrement, l’orchestre poursuit une mission de sensibilisation dans les quartiers nord de Marseille. C’est une vraie rencontre avec de jeunes lycéens imprégnés de rap et de slam, dont certains sont d’authentiques artistes, des graines de poètes, et qui sont touchés que des musiciens professionnels viennent à eux, non pas seulement pour leur faire découvrir la musique symphonique, mais pour créer quelque chose de beau ensemble.
2. J’attends avec impatience la suite du feuilleton d’Erica qui fait montre d’une stupéfiante intuition et d’un réel talent.
Voici le programme de Philippe Bender :

– Karl Richter dirige le Magnificat de Johann Sebastien Bach (1er mouvement)
– Dietrich Fischer-Dieskau, Gérald Moore, pianiste anglais : Der Erlkönig (Le Roi des aulnes), opus 1, D328 d’après un poème de Goethe
– Daphnis et Chloé de Maurice Ravel : 2ème suite du début au solo de flûte.
– West Side Story de Leonard Bernstein

Les 3 madeleines musicales sont :
Paris s’éveille de Jacques Dutronc
Le Sacre du Printemps de Stravinski : La Danse sacrale
Les Noces de Figaro de Mozart : « Dove sono » par Elisabeth
Schwarzkopf.