Perla Servan-Schreiber, les clés du bonheur

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Epouse de Jean-Louis Servan Schreiber, avec qui elle a relancé le magazine Psychologies, et avec qui elle donne un nouveau souffle à la revue Clés, Perla Servan-Schreiber est née à Fèz, dans une famille juive marocaine.
C’est une femme qui rayonne littéralement et ce n’est pas une question de statut social ou d’aisance économique, car je connais des personnes riches qui sont égoïstes, malheureuses, repliées sur elles-mêmes, ou qui brillent superficiellement sans irradier.
Perla Servan-Schreiber est ouverte sur les autres et sur la beauté. Elle aime la vie et son programme s’ouvrait pourtant sur le Quatuor La Jeune Fille et la Mort de Schubert. N’oublions pas que le blanc, dont elle s’habille exclusivement sans parvenir à l’expliquer, est couleur de deuil en Chine. Cela peut-être une « clé » pour comprendre son chemin spirituel. La vie et la mort sont unies dans la même énergie.
Son ouverture sur les autres, Perla Servan-Schreiber m’en a donné une illustration spontanée dès qu’elle est arrivée à la radio. Alors que certains invités pensent à eux et à la prestation qu’ils vont faire, elle m’a posé mille questions sur mon travail. Ce n’était pas un acte convenu, de bonne éducation bourgeoise, ou une manière de me séduire (encore que la séduction entre un peu là-dedans, de manière innocente et charmante), c’était une façon d’établir un contact profond, qui allait au-delà du simple rendez-vous professionnel.
Avec naturel, Perla Servan-Schreiber nous a donné, autant par ce qu’elle est – si ce n’est davantage – que par ce qu’elle a dit, le sens de l’harmonie, que l’on retrouvait également dans son programme. Son mari, ses enfants et ses amis ont bien de la chance.
Voici son programme :

– N’importe quel morceau de luth , tradition arabo-andalouse. Je suis marocaine et mon père jouait du luth et chantait du « mouwal » . ça peut être le grand chanteur marocain décédé aujourd’hui Samy el Maghrebi dans une chanson traditionnelle de mariage
– carlos gardel
– edith piaf / « non, je ne regrette rien »

– -Modeste Moussorgsky / la nuit sur le mont chauve/ fantasia /Disney
– Schubert / La jeune fille et la mort / / 2e mvt
– Verdi/la Traviata , acte 2 par Callas, enregistrement de 1955 à la Scala de milan « Dite alla giovine »
– Ella fizgerald/ » my heart bélongs to daddy »
– Mozart/ la flute enchantée/ air de la reine de la nuit acte 1 – Eda Moser
– Rostropovitch joue Bach, le 9-11-89 devant le mur de berlin qui s’ouvrait

Deux ou trois « mélodies d’amour »

Bill haley,/ rock around the clock
Fats domino/ blue Berry hill
Barbara « dis quand reviendras-tu ? »