Patricia Petibon en astre du jour

En passant l’autre jour devant la boutique d’un créateur de mode, j’ai lu sur la vitrine : « Les intellectuels critiquent, les imbéciles créent. » Cela m’a beaucoup amusé. En effet, ceux qui prennent des risques ont systématiquement contre eux des gens qui croient (à tort ou à raison) en savoir beaucoup plus que la personne qui se jette à l’eau. C’est le jeu, me direz-vous, mais la personne qui critique devrait se donner au moins autant de mal dans la présentation de ses arguments que celle qui a sacrifié plusieurs heures, voire plusieurs mois de sa vie pour créer quelque chose de nouveau. C’est si facile de dire : « c’est nul » sans chercher à expliquer pourquoi.

On reproche à Patricia Petibon les mêmes choses que l’on reproche à Cecilia Bartoli ou à Natalie Dessay quelquefois : d’en faire trop. Elles pourraient leur répondre comme Churchill : « Trop est juste assez pour moi. »

Notre Patricia nationale était merveilleusement détendue lors de cette émission. Elle a reçu des messages d’amour sur le site de Radio Classique. Nous allons les lui transmettre dès que possible.

Voici son programme :

Marin Marais : Suite en ré mineur (Philippe Pierlot)

Rameau : Danse des sauvages (William Christie)

Chausson : mélodie par Sandrine Piau

Sans oublier son dernier disque « Rosso » : Scarlatti et Haendel (Alcina)