Pascal Amoyel, artiste libre

1. C’est un artiste rare. Aussi discret qu’excellent pianiste. Il joue admirablement bien, compose (de plus en plus), improvise avec une facilité déconcertante, dirige un festival où il invite musiciens et acteurs, enseigne au Conservatoire de Rueil Malmaison et a écrit un livre pour les enfants (Les Petites Histoires de la grande musique). Pascal Amoyel a été un invité d’une gentillesse exquise et d’une intelligence sensible.
2. A Roberto : la foi de Beethoven suscite des commentaires et des analyses discordants. De la même manière qu’il idéalisait l’amour sans avoir trouvé cothurne à son pied de géant, on peut dire qu’il possédait une foi contrastée, déchirée entre le scepticisme des Lumières et une très forte spiritualité. Sa Missa Solemnis qu’il estimait la meilleure de ses oeuvres (est-ce vraiment le cas ?) témoigne d’un triomphe de la foi arraché de haute lutte. Dans son Credo, on entends plus : « je veux croire, il le faut, je le veux » qu’un « je crois » marqué du sceau de l’évidence.
Voici son programme :
– Puccini: Tosca: e lucevan le stelle
– Liszt: 2e rapsodie hongroise par G.Cziffra
– Bill Evans: Song for Helen
Musique classique :
-Chopin: Nocturne op9 n2 par Brigitte Engerer
-Berlioz: Songe d’une nuit de sabbat (symphonie fantastique) par Anima
Eterna (dir Jos Van Immersel)
-Scriabin: Poème « vers la flamme » par V.Sofronitsky
-P. Amoyel: Itinérance pour violoncelle seul (E. Bertrand, sortie chez
HM en avril 2011, mais je possède un enregistrement live)
Mélodies d’amour :
– Rachmaninoff: vocalise (E.Bertrand/P.Amoyel, CD 50 ans d’Harmonia
Mundi)
– Liszt: Rêve d’amour (P. Amoyel, Calliope)