« Objectif : 10 000 emplois de retour en Ile-de-France après le Brexit » Valérie Pécresse

Ce matin à 8 h 15 sur Radio Classique

Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France

Invitée de Guillaume Durand

« Objectif : 10 000 emplois de retour en Ile-de-France après le Brexit »

Extraits

A propos de la politique sociale et de la création d’emplois dans la région Ile-de-France

« J’ai plaidé à Londres pour la relocalisation de l’emploi en Ile-de-France. 2500 emplois [reviendront dans la région] à la suite du Brexit, et 10 000 autres emplois potentiels si nous continuons notre travail. »
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« Pour créer de l’emploi, le fait d’avoir un gouvernement pro-business, dans une région Ile-de-France qui assume d’être elle aussi pro-business et pro-entreprises, cela change le regard que les étrangers ont sur la France. »
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« [L’un de nos objectifs] est de faire revenir les Français qui se sont expatriés, pour, notamment, des raisons fiscales, sociales, pour des facilités de création d’entreprise… »
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« Il faudrait une région-métropole stratège – qui prenne les grandes décisions – et plus de proximité dans la zone dense. La Ville de Paris et les départements sont là pour gérer cette politique de proximité. »
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« Toutes les politique sociales ne sont efficaces que si elles sont menées en proximité. Le RSA, ce n’est pas juste une allocation qu’on donne. Il faut un rendez-vous avec chaque bénéficiaire pour voir pourquoi il ne travaille pas et pour [le sortir] de cette situation, avec une insertion obligatoire. Certains départements le font. Le RSA [ne doit pas être] géré d’en haut, par l’Etat ou une région de 12 millions d’habitants. Il faut que ça reste au plus près du terrain : les départements, des intercommunalités puissantes ou la Ville de Paris. »

A propos du « plan banlieue » d’Emmanuel Macron

« Avoir construit des quartiers avec près de 50, 60 ou 70 % de logements sociaux a conduit à un système de ghettos. Il manque (…) une mesure très forte pour casser ces ghettos. »
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« Il ne suffira pas de dépenser des milliards pour ces quartiers : il faut les casser, les remplacer par des quartiers de vraie mixité sociale. »
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« Il faut reconstruire des quartiers où il n’y aura jamais plus de 30 % de logements sociaux, sinon il n’y a plus de mixité. »

A propos des perturbations sur le RER A

« Un rapport d’inspection [établi] pour le ministère des Transports est sans appel : il montre que c’est dans le consortium de travaux publics qui s’occupait de [mener] le prolongement du RER E-Eole que les fautes ont été commises. »
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« C’est un forage à 28 mètres, fait sans prévenir la SNCF ou la RATP, qui a percé le tunnel du RER A. (…) Ce n’est pas une erreur humaine, c’est une faute : des responsabilités seront [établies]. »
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« Il faut obtenir des garanties que ce genre d’incident ne se reproduira pas. On a un problème avec la gestion de ces chantiers. »
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« Je souhaite qu’on travaille sur le dédommagement des voyageurs. Il ne suffira pas que les entreprises de travaux publics indemnisent la RATP des dommages aux tunnels. »

A propos de la politique menée par Emmanuel Macron

« Emmanuel Macron n’est pas un ovni politique : c’est un héritier de Dominique Strauss-Kahn, un blairiste, un social-libéral. . »
(…)
« Il est le nouveau visage d’un socialisme libéral. »

A propos de l’élection à la présidence des Républicains

« Face à cette nouvelle gauche [qu’incarne Macron], il faut construire une nouvelle droite, moderne. »
(…)
« Si on veut être une alternative crédible, il ne faut pas une droite [ultra-conservatrice]. Il faut une droite bien dans son époque, qui construise l’avenir, en étant très ferme sur le régalien. »
(…)
« Le sujet n’est pas la présidence du parti, mais la ligne politique que nous allons concevoir. »
(…)
« L’Europe est notre avenir. Il faut être lucide sur [ses] défauts, mais il faut être pro-européen. »