Noé au théâtre de Chaillot mis en scène par le chorégraphe Thierry Malandain

Sur une partition de Rossini, « Messa di Gloria », Thierry Mandalain confond les vingt-deux danseurs de la pièce avec le mouvement des vagues du Déluge. Un sillage humain, de l’Arche de Noé qui dépasse la seule dimension spatiale.

Le chorégraphe transfigure Noé en « être humain collectif » dont chaque mouvement porte en lui la suite et dont l’ensemble fait sourdre les péripéties qui embrassent la pièce depuis l’élan rossinien.

Et cet ensemble ne tient que dans le partage initié dans l’intimité du contact entre chacun des danseurs. Une sorte d’énergie vitale s’en dégage. On sent le tout porté et s’unir.

Des humains qui comblent l’absence infinie d’un dieu plus qu’ils ne font face à sa colère diluvienne. Une « seconde chance » donnée à l’humanité selon les mots du chorégraphe…

C’est seulement jusqu’au 24 mai au Théâtre national de Chaillot, à Paris.

Stan Silla