Nicolas Vanier, au bout de son rêve

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Les explorateurs sont peut-être les seuls véritables héros des temps modernes car ils réalisent un rêve enfoui au fond de nous tous : partir à l’aventure, découvrir des territoires inconnus, réputés hostiles (moins que nos grandes villes, nous dit Nicolas Vanier), vivre au rythme de la nature. Aucune envie de convertir les peuplades les plus reculées à notre mode de vie ou à une quelconque religion (au contraire !), nul désir de dominer la nature, d’en extraire des richesses, pas de volonté de puissance. Simplement la soif de connaître, d’apprécier les beautés du monde et d’apprendre à vivre autrement. Pour cela, il faut simplement du courage, de la détermination, et un sens de l’écoute. Certes, l’homme occidental n’a pas tout raté : il a créé l’art en même temps que les guerres. « Dieu n’a fait que l’eau, l’homme a fait le vin », a dit Victor Hugo. Mais à trop boire de vin, nous en avons oublié le goût de l’eau. Des aventuriers comme Nicolas Vanier nous rappellent à des choses plus essentielles. Qu’il en soit remercié. Mais, heureusement pour nous, d’autres héros comme Franz Schubert ou Marcel Proust ont aussi exploré des mondes lointains et profonds sans quitter leur chambre.
Voici son programme :

Schubert, Lied : Auf dem Wasser zu singen D774, par A. Gastinel et C. Désert
Pergolesi, Stabat Mater : Stabat Mater Dolorosa, par A. Scholl, B. Bonney et Ch. Rousset
Rachmaninov, Prélude #12 in G sharp Opus 32/12, si possible par Rachmaninov
Brahms, Sonate pour Piano et violon : Cellosonate n°1, E moll Opus 38 – I. Allegro non troppo, par H. Grimaud

3 Madeleines:
Bach, Concerto for Piano n°1 in D minor, BWV 1052 : I. Allegro, par A. Tharaud
Schubert, Impromptu D.899, opus 90, n°4 in A-flat major, Allegretto, par M. Perahia
Chopin, nocturne n°19 en mi mineur, opus 72 n°1, par F. Samson