« Nicolas Sarkozy avait sauvé Alstom, aujourd’hui Macron le vend » Laurent Wauquiez

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Laurent Wauquiez, candidat à la présidentielle du mouvement Les Républicains

Invité de Guillaume Durand

« Nicolas Sarkozy avait sauvé Alstom, aujourd’hui Macron le vend. »

Extraits :

A propos du discours de Macron sur l’Europe

« Je l’ai trouvé verbeux. »
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« En matière européenne, on peut toujours brasser des bonnes intentions, mais la seule question qui compte c’est à l’arrivée : que restera-t-il concrètement ? »
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« Comme souvent avec Emmanuel Macron, la photo est belle mais la réalité est autre. »
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« En matière européenne, il est plus important d’identifier des domaines précis sur lesquels on veut avancer. »
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« Ce n’était pas un exercice de Jupiter, mais plutôt Eole le dieu du vent. »
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« Quand je reprends son discours, il n’y a quasiment pas de projets qui ont été évoqués. (…) C’est un catalogue d’intentions. [Le gouvernement] a proposé un impôt européen sur les sociétés, une taxe sur les carbones, une taxe sur internet. »
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« En politique ce ne sont plus les discours qui comptent ce sont les actes. »
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« Moi je vois un discours qui n’était pas l’Europe des projets. Rien sur les stratégies industrielles, rien sur l’Europe de la recherche, rien sur les infrastructures européennes. »
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« J’aurais attendu qu’on se fixe comme horizon de travailler dans les cinq ans qui viennent sur un grand vaccin européen contre Alzheimer, de travailler sur un sujet permettant de développer les infrastructures numériques et de faire de l’Europe le territoire le plus connecté. »
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« Je pense que ce président fait beaucoup de communications et que derrière les actes ne suivent pas. »
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« Ce que je crains c’est que ce discours devienne rapidement inaudible sur la scène européenne. Ce serait catastrophique si la France brasse de l’air sans aucune influence sur l’évolution de l’Europe. »

A propos d’Angela Merkel et Macron

« Angela Merkel, dès lundi, a fait une réponse très claire « Avant de faire un discours, on travaille ». »
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« Si jamais après un tel discours, il n’y a rien qui avance, la seule chose qu’il restera c’est une France qui n’a plus de voix en Europe (…) Si c’est le cas, il aura laissé la main à la vraie maîtresse de l’Europe qui est Angela Merkel. »

A propos du budget

« Il y a deux éléments qui me frappent, je crains que ce soit toujours les mêmes qui payent les augmentations d’impôts et je crains que les classes moyennes soient les grandes victimes de ce budget, car elles ne bénéficieront pas de la taxe d’habitation, elles prendront de plein fouet la hausse de la CSG, elles subiront les mesures fiscales de l’assurance vie, sur le PEL. »
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« Je crains que la seule chose qu’on ait c’est une augmentation de la dépense et à l’arrivée, le président de la République ne fasse pas de vraies économies, mais qu’il prenne dans la poche des Français. »

A propos d’Alstom

« Il n’y a pas de fusion entre Siemens et Alstom. Siemens rachète Alstom, un point c’est tout. »
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« Je considère que la France en ce moment manque d’une stratégie industrielle, il y avait l’opportunité de faire un géant du ferroviaire, (…) nous avons juste vendu un fleuron industriel français à l’Allemagne. »
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« En ce moment ce qui me frappe, et Macron y a participé, ce sont tous les fleurons industriels français qui partent (…) Et il n’y avait pas d’urgence. »
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« Nicolas Sarkozy avait sauvé Alstom, aujourd’hui Macron le vend. »

A propos du mouvement Les Républicains

« La droite doit être vraiment de droite. »
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« Je défends le travail, et pas l’assistanat, je suis attaché à la méritocratie. Je considère que tout en étant profondément européen, je crois à la nécessité d’une coopération entre les gouvernements et les états nationaux européens et je ne crois pas à un horizon qui soit juste un fédéralisme européen. »
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« On a été battu, on a déçu, et j’essaye de rebâtir la droite. »
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« Notre premier sujet c’est d’expliquer ce que signifie la droite. »
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« Je veux tendre la main et dire à Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, tout ceux qui se trouvent être les barons de la droite, venez-vous impliquer à l’intérieur, arrêtez les divisions. »