Nicholas Angelich, l’imperceptible mouvement

Chez Nicholas Angelich, rien n’est jamais évident. Ses propos semblent convenus ? A la réécoute, ils sont très profonds. Sa mise semble négligée ? Il est d’une grande élégance. Son jeu semble flottant ? Tout est sous contrôle d’une architecture en mouvement. Il semble immature ? Il a mille ans. Il paraît autocentré ? C’est un grand coeur, d’autant plus grand qu’il est caché. Et ainsi de suite.
A la manière de Brahms, c’est un émotif dans une quête d’absolu. Et bien d’autres choses encore.

Voici son programme :

– Debussy, Prélude à l’après-midi d’un faune, par l’Orchestre de Cleveland dirigé par Boulez
– Chopin, Mazurka en do dièse mineur op.63 n°3, Yacov Zak
– Prokofiev, Concerto pour violon n°2, 2ème mouvement « Andante assai », par K-W Chung

Petites Madeleines :

– Beethoven, Bagatelles op.26, par Arthur Schnabel
– Ella Fitzegerald, « I love Paris »