« New York est morte » : le message poignant de l’écrivain James Altucher sur la crise du coronavirus

Le coronavirus poursuit ses ravages aux Etats-Unis, et notamment à New York. « Lorsque j’ai emménagé dans cette ville que j’aime, mon rêve est devenu réalité. Chaque coin de rue était comme un spectacle, chaud d’humanité, avec tellement d’histoire ! Je pouvais jouer aux échecs jour et nuit, rencontrer des gens, démarrer n’importe quoi, des affaires, un business, New York était un filet où je pouvais tomber et toujours me relever, maintenant, c’est mort ».

Les plus riches quittent New York pour les Hamptons

Ces mots sont de James Altucher, écrivain et ancien manager d’un fonds d’investissement. Depuis quelques jours, ce message est partagé par tous les New Yorkais sur les réseaux sociaux. Nous sommes tous James Altucher. A Midtown, le centre d’affaires de la ville, 90% des immeubles sont vides.

 

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Dans le Timelife building, il y avait en février 8000 salariés, aujourd’hui 500.
La classe moyenne s’exode, les plus riches ont émigré dans les Hamptons, où on ne trouve plus de maison à acheter ou à louer, à moins de 3 M de dollars.
Les autres, qui n’ont pas cette somme, partent en Arizona, ou à Austin, au Texas déjà surnommé déjà « le nouveau New York ».

 

 

A Manhattan, 8 restaurants sur 10 sont fermés

L’immobilier s’effondre, les loyers coûtent 30 à 50% moins chers qu’avant la crise du coronavirus, comme les appartements à vendre. 80% des restaurants de Manhattan sont restés porte close. Broadway est fermé jusqu’au printemps minimum. Des centaines d’emplois dans la culture ont été anéantis. Il n’y a plus de touristes non plus, et toujours 9 milliards de dollars de déficit pour la ville. Un million d’emplois ont été perdus depuis mars, une société qui comme dans l’Upper West Side ne reconnaît plus ses trottoirs.

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Déjà 5 hôtels sont réquisitionnés pour tous les sans-abris et drogués, alors les mamans pleurent et demandent aux policiers d’intervenir. Mais avec la moitié des forces de police à Manhattan malade, ou qui ne vient plus travailler, il n’y a plus personne, et les agressions se multiplient. Le New York que nous aimons n’est plus là, personne ne sait quand on pourra à nouveau danser sur le pont de Brooklyn.

Laurence Haïm

 

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