Ne fais pas Tanguy le bateau, Eric !

 Olivier Bellamy et Eric Tanguy sur Radio Classique

Bon, d’accord, c’est un très mauvais jeu de mot, mais c’est bientôt les vacances, il fait chaud, le cerveau se ramollit.

Merci à Thierry d’avoir précisé que Supertramp n’était pas un groupe de rock stricto sensu, mais plutôt de la pop ou du rock progressif. Si je me souviens bien avoir dansé sur cette « madeleine » de notre compositeur normand, je dois précisé que le rock n’a jamais été ma tasse de thé. Ainsi que trahit le titre de cet article, je suis passé sans transition de Sheila à Beethoven.

Eric Tanguy est un compositeur de grand talent qui a su avec le temps épurer son langage et l’enrichir en même temps, le rendre à la fois plus personnel et plus accessible. Bref, un vrai artiste ! Il faut un certain courage, dans notre pays bardé de chapelles et de tranchées avant-gardistes, pour oser s’affirmer en dehors des chemins déjà tracés. Comme Eric Tanguy rencontre un certain succès public et médiatique, il peut vivre de sa musique sans être obligé de donner des leçons ou de courir les rentes de situation.

Il était particulièrement détendu et à l’aise ce soir dans Passion Classique et son programme m’a semblé de toute beauté. A l’image de son âme.

 Voici son programme :

Eric Tanguy: « Sénèque, dernier jour »

Mes madeleines:

–   Musique Bretonne traditionnelle par le bagad de Lann-Bihoué .

–   – Dvorak: concerto pour violoncelle par Mstislav Rostropovitch

– Supertramp: breakfast in America j’apporte le cd

1) Sibélius: concerto pour violon (début) par Ivry Gitlis

2) Vivaldi: » Gelido in ogni vena » par Magdalena Kozena

3) Eric tanguy: Sinfonietta, Troisième mouvement

4) Chostakovitch: concerto pour piano n° 2 deuxième mouvement par Elisabeth Léonskaja

5) Haendel: Penna Tiranna par James Bowman

6) Rachmaninov: Un prélude par Nicholas Angelich