Nathalie Manfrino, la nouvelle voix française

1. C’est l’autre Nathalie de l’Opéra, Nathalie avec un h. Voix superbe, du tempérament, du cran, de la volonté. Son premier disque, French Heroïnes, chez Decca, a couronné une belle ascension au firmament des talents, après une progression sans faille acquise dans les maisons d’opéra de l’hexagone (Marseille, Toulouse, Saint-Etienne, etc.) en interprétant les grands rôles du répertoire français : Mélisande, Manon, Marguerite, Micaëla… Sa diction parfaite, elle l’a obtenue en écoutant les disques de Camille Mauranne, la référence en matière d’intelligibilité du texte, de musicalité et de style. Intégrée dans le clan Alagna, grâce à son mari, David Alagna, le compositeur du Dernier Jour d’un condamné à mort (d’après Hugo), elle a pu gagner ses galons en partageant la vedette avec Rolando Villazon, Roberto Alagna, Placido Domingo…
Loin de se monter la tête ou de passer ses nerfs sur ses petits camarades, Nathalie Manfrino reste modeste, consciencieuse, et agréable avec tout le monde. Elle vient de chanter Gilda à Monte-Carlo, bientôt Traviata. Qui va piano va sano.
Marraine de l’opération Tous à l’Opéra, elle a à coeur de faire découvrir ce monde de passion et de beauté qui reste l’un des derniers refuges de nos rêves.
2. J’en profite pour recommander vivement un coffret de 107 CD, intitulé « Das Vermächtnis / The Legacy » rassemblant les plus grands enregistrements dirigés par Wilhelm Furtwängler, chef de légende. Il comprend les neuf symphonies de Beethoven, les quatre symphonies de Brahms, la tétralogie de Wagner, les opéras de Mozart, etc. Grandiose !
Voici le programme de Nathalie Manfrino :

– 1ère Symphonie de Brahms (1er mouvement) C Minor, Op. 68 Un poco
sostenuto Allegro (Furtwängler)
– Tchaikovsky Piano Concerto No.1 – 2e mvt Argerich
– Massenet (La médiation)
– Verdi, Traviata, Callas « Addio del passato… »

Les trois « madeleines »

– Singing in the rain
– la belle au bois dormant – tchaïkovski
– Mario Lanza « vesti la giubba » dans « the great caruso »

– la vie :

Caetano Veloso

– Cucurrucucu Paloma

– l’amour :

Adagietto de Malher (de la 5ème symphonie )

-la mort
:
l’air de la soprano dans le « DERNIER JOUR D’UN CONDAMNE » de David Alagna « il est dix heures… »