Municipales à Lyon : un péplum raconté par l’Obs – La revue de presse de David Abiker

Gérard Collomb, trahi par les siens s’est lancé à la conquête de Lyon, au risque de tout perdre. Rien ne va plus dans la Capitale des Gaules qui assiste au dernier combat de l’Imperator.

Gérard Collomb dans le rôle de César, Yann Cucherat dans celui de Brutus

Gérard Collomb qui fait de la gym tous les jours, Collomb que l’Obs compare au Chirac des guignols de 1995, le dos criblé de coups de couteau. Collomb qui vit sur le terrain un drame shakespearien. Et l’Obs propose aux lecteurs ce schéma : dans le rôle de Brutus, ses anciens lieutenants candidats à la métropole et à la mairie. Dans le rôle du centurion loyal Yann Cucherat, candidat à la mairie mis en orbite par Gérard Collomb avec peut-être la complicité ou la bienveillance du candidat Les Républicains.

 

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Mais il y a les envahisseurs Bruno Bernard et Gregory Doucet, deux écologistes qui briguent la métropole et la ville. Et au centre la forteresse assiégée, Gérard Collomb qui a demandé à sa femme Caroline de la mettre en veilleuse le temps d’une campagne. Tous les ingrédients du drame sont réunis si on lit bien l’Obs pour une tragédie lyonnaise intitulée « le crépuscule du vieux ».

 

De Gérard Collomb-César à la cérémonie des César

De la tragédie aux César il n’y a qu’un pas franchi ce matin par la comédienne Ariane Ascaride qui donne au Parisien-Aujourd’hui en France une interview sur la crise que vit aujourd’hui l’organisation des César mise en cause par de nombreux comédiens et réalisateurs.

 

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Les César coûtent cher, ils sont opaques, les femmes n’y ont pas assez leur place, sans oublier les affaires Polanski et Adèle Haenel. Et sur ces sujet Ariane Ascaride a ces mots intéressants : « je ne vous cache pas que je ne voudrais pas que cette cérémonie se transforme en cérémonie de la jeune actrice courageuse contre le vieux dégoûtant et qu’on en fasse un spectacle. Les César ce n’est pas ça, les César c’est du cinéma ». Mais le cinéma c’est comme la politique et la presse, il est très difficile de résister à la compassion, à l’affect et aux déclaration spectaculaires.

David Abiker

 

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