Miossec, brut et discrètement pétillant

Le chanteur Miossec ne se monte pas du col (marin). Ce serait même plutôt le contraire. Il n’hésite pas à dire que ses musiques lui semblent pauvres, qu’il en est insatisfait. Il regrette ses lacunes sans délectation morose, en disant la chose telle qu’elle est et telle qu’elle lui semble vraie. Et si ses textes sont appréciés par tous, il n’en tire aucune vanité, nous glissant même au passage qu’il se sert du dictionnaire des citations pour lancer la machine.

C’est un homme de peu de mots, mais des mots qui sonnent juste et clair. Le rencontrer a été une grande joie pour moi. C’est un homme simple et gentil, qui dégage un authentique charisme et possède une réelle richesse intérieure.

Son programme tournait autour de la musique classique sans y entrer tout à fait ou alors sur la pointe des pieds. Sincérité des choix, authenticité de la démarche, goût du partage.

Voici son programme :

Son morceau de musique classique préféré : Bernard Hermann: Psychose

3 ou 4 morceaux de musique classique ou non qui lui rappellent ses

souvenirs d’enfance ou d’ado :

John Barry : Amicalement vôtre

Marvin Gaye : Trouble man

Danny Elfmann : l’étrange noel de Mr Jack

Programme :

Pierre Henry : messe pour le temps présent

Lalo Schifrin : Mission Impossible

Bartok : Musique pour cordes, percussion et célesta

Nick Drake ; River man (pour les arrangements de corde)

Georges Delerue:  « le mépris » de Godard

Kurt Weil : Opéra de Quat’sous

Extrait du dernier album de Miossec « Finistériens » réalisé par Yann Tiersen