Michel Tabachnick, brillant pédagogue

Peut-être que Michel Tabachnick ne parviendra pas à faire aimer Xenakis, Stockhausen ou Boulez à des oreilles qui ont besoin de repères et d’harmonie classique, mais il est un vrai stimulateur de curiosité. Son discours n’est jamais froid ou hautain, toujours enthousiaste et chaleureux. A tel point qu’on se surprend à penser : « Tiens, c’est vrai ça, si je faisais un petit effort… »
Ce chef d’orchestre talentueux, découvert par Karajan et Boulez, dirige son Brussels Philharmonic sur toutes les scènes du monde. Il a la bonne idée de mélanger les genres (oeuvres du grand répertoire et créations plus récentes) et de composer des programmes originaux : les musiques utilisées par Kubrick dans 2001, L’Odyssée de l’espace, à la Cité de la Musique, le 21 mai prochain, en est un excellent exemple. On voit rarement Ligeti et Johan Strauss partager l’affiche.
Avec Michel Tabachnick, les mystères qui entourent l’acte musical deviennent limpides et naturelles.
Voici son programme :

Nocturnes de Debussy

Madeleines

Souvenirs d’enfance : Stravinsky Petrouchka
Souvenir d’adolescence. Les copains d’abord » Brassens

Musique Classique

La Musique pour Cordes, percussion et célesta de Bartok
Concerto de piano de Tabachnick
Mahler Lieder Fahrenden Gesellen : « Ging heut’ Morgens übers Feld
Wagner Ouverture de Parsifal
L’Ouverture Tragique de Brahms

Trilogie

– la vie « Danses Hongroises de Brahms » (La première)
– l’amour Bach : Ruht wohl « La Passion selon Saint Jean »
– la mort « Im Abendrot » (le dernier des 4 letzte Lieder) de R. Strauss