Michel Legrand en majesté

Michel Legrand n’aime pas regarder en arrière. « Dieu ne nous a pas collé un oeil derrière la tête. L’homme est fait pour regarder droit devant lui », dit-il. La nostalgie n’est plus ce qu’elle était… Mais elle s’insinue dans la plume du créateur, à ses dépens, puis qu’on « ne sait pas très bien ce qu’on fait », comme l’a appris Stravinsky au jeune adolescent qui n’avait pas encore remporté trois oscars à Hollywood.
Puisque Michel Legrand, cette « fontaine à musique » comme l’appelait Jacques Demy, répugne à puiser dans ses nappes phréatiques, pleine de partitions inemployées, de thèmes écartés, de morceaux oubliés, c’est Catherine Michel (magicienne de la harpe) et Stéphane Le Rouge (Universal) qui ont joué les sourciers.
Le résultat, c’est un disque intitulé Suites cinématographiques. On y retrouve un Michel Legrand inspiré, avec un Ivry Gitlis en état de grâce. Et cela nous a valu un entretien sensible et libre dans Passion Classique. Il avait fait un choix classique (Fauré, Bizet, etc.) mais nous avons préféré lui rendre hommage.
Voici son programme :
– Tchaïkovski : concerto pour piano et orchestre n°1 1er mouvement par
Martha Argerich
-Michel Legrand
– The Legend of Simon Conjurer
-La rose et la flèche (plage 3, de 2?15 à 6?02 = 3?47)
-Don Quichotte (violon : Ivry Gitlis)
-Ice Station Zebra

Les Madeleines:
– Chopin : Fantaisie-Impromptu en do dièse mineur (Kissin)
– Léo Ferré « Avec le temps »
– Nina Simone « Ne me quitte pas »

La vie :
Symphonie Pastorale de Beethoven, 1er mouvement

La mort :
Requiem de Duruflé

L’amour :
Daphnis et Chloé de Ravel