Michel Aumont, en toute franchise

C’est un très grand acteur qui a une fabuleuse carrière au théâtre. S’il n’avait pas été aussi pris par son activité sur les planches, Michel Aumont aurait eu une carrière à la Jean Carmet ou à la Jean-Pierre Marielle au cinéma. C’est aussi un homme simple, amical, qui ne se monte pas du col.
Il m’a avoué, au début de l’émission, ne pas se souvenir des titres des oeuvres musicales qu’il aimait. Alors, il s’est fait un peu aider. Cette sincérité a marqué toute la conversation.
J’en profite pour répondre à Vincent qui, dans les commentaires de l’article sur Calogéro, estime que Radio Classique ne devrait pas faire la promotion d’un chanteur de variétés. Il aimerait qu’Alexandre Tharaud aille de même présenter son disque sur NRJ.
D’abord, ce n’est pas parce que les radios concurrentes manquent de curiosité que nous devons les imiter.
Ensuite, Calogéro n’est pas venu « faire sa promotion » sur Radio Classique, il est venu parler de son amour pour Jean-Sébastien Bach, ce que jamais les autres radios ne lui ont proposé de faire. Ce qu’il avait à en dire était intéressant, même si cela n’a pas intéressé Vincent. Il ne s’agit pas de « ratisser large » (la vilaine expression) en invitant Calogéro, il s’agit aussi d’attirer vers la musique classique des personnes qui aiment ce chanteur et qui vont peut-être découvrir l’Oratorio de Noël grâce à lui et à son passage sur nos ondes. Il s’agit aussi de se rendre compte que l’on peut entendre la musique classique de mille manières différentes et pas seulement à la manière d’un spécialiste.
Vincent dit aussi dans son commentaire que je dois parfois hésiter entre le rire et les larmes quand certains invités se sentent suffisamment en confiance pour avouer leur ignorance sur un sujet précis. Passion Classique n’est pas un concours de connaissances, c’est un moment de partage. Ce qui me fait rire ou pleurer, c’est plutôt la prétention, jamais la sincérité.
Voici le programme de Michel Aumont :
Final du Concerto n° 3 de Beethoven pour piano, avec Alfred Brendel
Madeleines
Léo Ferré : Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Barbara : Göttingen
Beethoven, Concerto pour violon, Rondeau, Allegro, Fritz Kreisler
Programme
Gymnopédie, Satie
La Sonnambula de Bellini : « Ah ! non credea » par Callas
Wagner, Tannhäuser, l’ouverture
Un extrait de Marin Marais, Jordi Savall
Schubert, sonate en si bémol majeur, D960, 1er mvt
Norma, avec Cecilia Bartoli
Mozart, Messe du couronnement