Marthe Mercadier, du rire aux larmes

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Derrière tout amuseur se cache une douleur. La fantaisie est une forme de pudeur, la plus élégante, la plus généreuse, la plus subtile. Si « les grandes douleurs sont muettes », les plus secrètes se nichent derrière une grimace et un éclat de rire.
L’émission avec Marthe Mercadier était partie pour être joyeuse : Je jubilerai jusqu’à cent ans, nous dit-elle en forme de trompe-la-mort. Mais la Truite de Schubert chantée par le facétieux Francis Blanche, son « frère » d’armes et surtout d’âme, a réveillé une émotion profonde. Ce poisson ondoyant a fait couler une fontaine de pleurs. Dès lors, les souvenirs ont suivi en cascade et, tels des saumons sauvages, nous avons remonté le cours de la rivière. Des petits poissons, des petits oiseaux s’aimaient d’amour tendre…
Voici son programme :

– La Rhapsodie hongroise n° 2 de Liszt (orchestre)
– L’ouverture de La Flûte enchantée de Mozart
– La Truite de Schubert (4e mvt du Quintette)
– La sonate au Clair de Lune de Beethoven : 1er mvt

Madeleines :
– L’Aigle noir de Barbara
– Rien de rien de Edith Piaf
– Cécile ma fille de Claude Nougaro