Marie-France Garaud en ordre de bataille

On peut s’irriter du ton parfois cassant de Marie-France Garaud parce qu’il ne correspond pas au phrasé enjôleur d’un candidat en quête de suffrages. Mais on ne peut pas dénier à cette femme de volonté et d’énergie le courage politique et l’intelligence de l’analyse. Le langage de la vérité est souvent âpre et dérangeant. La réalité est sèche et sans concessions. Ceux qui trouvent ses propos « réactionnaires » parce qu’ils ne sont pas dans l’air du temps ne se demandent-ils pas si son principal « défaut » n’est pas d’avoir raison trop tôt ? Dans le film « Le Président », après le discours du président du conseil (joué par Jean Gabin) face à une assemblée hostile, un journaliste lâche avec cynisme (dialogues de Michel Audiard) : « L’essentiel n’est pas de sonner juste, mais de sonner à l’heure ». Marie-France Garaud n’a aucun cynisme. Elle clame sa vision des choses sans se soucier des pendules, tout en sachant reconnaître qu’elle se trompe peut-être. Elle est habitée par l’esprit de la nation, pétrie par le sens de l’Etat, ce qui n’empêche ni l’humour ni la sensibilité. Cette rigueur n’est pas dénuée d’humanité, au contraire, elle en est la protection, le rempart. C’est aussi une femme de culture et de goût, qui lit beaucoup, qui connaît le latin et le grec, qui va souvent au concert. Ce n’est pas si courant dans la sphère politique.
Voici son programme :

Les “Petites madeleines” :

Barbara : L’aigle noir
Theolonius Monk, “Round about midnight”
Chopin, valse op.64 n°2 en do dièse mineur

Les classiques :

Shen khar vénakhi : Chants Géorgiens :« Shen khar vénakhi »

Rameau, Motet “in convertendo… » (William Christie)
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Mozart : concerto pour flûte et harpe (andante)

Brahms : capriccio op. 76 n°2 (Rubinstein)

Callas dans : Tosca (Puccini) « Vissi d’arte »

Rachmaninov : prélude op.32 n°12 (Horowitz)

Prokofiev : Visions fugitives op.22 (Madeleine Malraux)

Tchaïkovski : concerto pour violon et orchestre, andante, (Heifetz)

Les mélodies d’amour

Brassens : « La chasse aux papillons »
Ravel : La valse