Maria Callas : 4 choses à savoir sur la Divine

Maria Callas reste une légende. Elle incarne l’opéra italien pour des générations de mélomanes. Mais ses rôles d’amoureuses sacrifiées débordent le cadre de la scène. En privé, sa relation très médiatisée avec le millionnaire Aristote Onassis l’aura beaucoup fait souffrir. Que savez-vous de la Callas, surnommée “la Divine” ?

 

Maria Callas est italienne, mais elle est née à Athènes

Faux. Maria est née aux Etats-Unis en 1923, dans le quartier de Manhattan à New York. Ses parents sont d’origine grecque. Lorsqu’ils se séparent, elle suit sa mère et sa sœur en Grèce. Elle a 14 ans. Elle reviendra s’installer en Amérique en 1945, pour fuir l’emprise maternelle et tenter sa chance comme cantatrice. Elle prend alors son nom de scène : Callas.

 

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Aristote Onassis, l’amour de sa vie, lui préfère Jackie Kennedy

Vrai. Marias Callas rencontre le millionnaire grec lors d’une soirée mondaine en 1959. Elle est alors mariée à l’industriel Giambattista Meneghini, devenu son impresario. Cette union de convenance n’a jamais fait battre le cœur de Maria. Mais avec Onassis, c’est autre chose. Il l’emmène sur son yacht, lui offre un appartement à Paris. Maria Callas découvre la passion… et ses tourments. Elle ralentit sa carrière pour se consacrer à son amant. Mais Onassis se lasse et entame une idylle avec Jackie Kennedy, la veuve du président américain. Callas pardonne et demande la nationalité grecque, espérant pouvoir ainsi faire annuler son premier mariage. Malheureusement ce n’est pas elle qu’Onassis épouse en 1968, mais sa rivale.

 

La soprano Renata Tebaldi lui dispute la vedette sur scène

Vrai. Les deux sopranos s’affrontent dans le monde de l’opéra, via les critiques dans les journaux et leurs enregistrements respectifs. Leurs voix, très différentes, recueillent chacune leurs partisans. Tebaldi cultive une voix ronde alors que le “beau son” est accessoire pour Callas. Sa priorité va à la vérité dramatique. Véritable tragédienne (les vidéos de ses récitals en témoignent), elle n’hésite pas à adopter une voix rauque dans des graves profonds lorsqu’elle estime que cela sert le rôle. Elle donne ainsi une autre dimension au bel canto italien (Bellini, Donizetti, Verdi), et transfigure les opéras de Gluck et Cherubini (Médée). Travailleuse acharnée, perfectionniste, Callas bénéficie d’un grand ambitus et excelle aussi bien dans les vocalises légères que dans les rôles plus lourds de sopranos dramatiques. Enfant “grosse et peu gracieuse” (c’est elle qui le dit), elle se métamorphose à l’âge adulte en une femme mince et coquette, qui pose volontiers pour les magazines et remporte en 1957 le titre de “femme la plus élégante du monde” !

 

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Faux. Adulée du public français, Maria Callas s’installe à Paris en 1961. Mais, au faîte de sa gloire, elle délaisse sa carrière. Follement amoureuse d’Onassis, ses priorités sont ailleurs. On évoque aussi des problèmes vocaux qui l’auraient incitée à quitter la scène pour se tourner vers l’enseignement. En 1965, elle fait ses adieux au Covent Garden de Londres. Elle remonte sur scène quelques années plus tard aux côtés du ténor Giuseppe Di Stefano, derniers feux d’une étoile en déclin. Le décès d’Onassis en 1975 l’atteint encore. Epuisée, elle se mure dans la solitude de son appartement parisien en écoutant ses disques en boucle. Elle meurt deux ans plus tard, à 53 ans.

 

Sixtine de Gournay

 

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