« Macron avance comme un bulldozer. » Adrien Quatennens

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Adrien Quatennens, député La France Insoumise
Invité de Guillaume Durand

« Macron avance comme un bulldozer. »

A propos du vol Paris – Tokyo d’Edouard Philippe

« 350 000 euros pour gagner 2 heures de timing, c’est cher. »
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« On demande des efforts de bouts de chandelle partout et tout le service public craque de tous les côtés et pour gagner 2 heures, on utilise un avion à 350 000 euros, je comprends que cela choque. »

A propos de la défaite de Mélenchon à la présidentielle

« Si on regarde le score que nous avions réussi à obtenir, c’est un beau score qui a fait exploser un plafond de verre. Nous ne sommes plus une force politique qui fait un simple score à deux chiffres, nous sommes maintenant à 20%. »

A propos de Macron

« Macron avance comme un bulldozer. »
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« Le contexte particulier de l’élection de Macron c’est un contexte d’une élection qui s’est jouée dans une abstention massive et d’une adhésion sur le fond qui n’est pas très importante. »
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« Le seul mandat qui a été confié à monsieur Macron c’était de battre Marine Le Pen. »
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« Le niveau de popularité après 8 mois de mandat il est loin du niveau de popularité que l’on peut attendre d’un président de la République. »
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« Cette présidentielle n’aura rien réglé des défis que nous avions identifiés sur la question sociale, démocratique, écologique. »

A propos des Ordonnances et de la mobilisation de France Insoumise

« Sur la question précise des ordonnances, nous avons fait tout ce qui était possible dans l’hémicycle, dans l’Assemblée, mais également dans la rue, en étant présents derrière les syndicats. »
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« Il y avait tout de même du monde dans les rues le 23 septembre, 150 000 personnes place de la République. »
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« Il est clair que la suite du combat, et notamment la division des forces politiques et syndicales, pose problème. Cela nous sert de leçons, qu’un combat significatif comme celui-ci ait été perdu à cette heure, alors qu’il amène une dureté sociale et signifie un retour près d’un siècle en arrière. »
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« Les employeurs selon une enquête de l’INSE sont une stricte minorité à évoquer le droit du travail comme un frein à l’emploi. Madame Pénicaud, elle-même, une fois les ordonnances ratifiées, avait déclaré (…) que ces ordonnances ne procéderaient pas mécaniquement à la relance de l’emploi. »
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« Ce qu’il faut faire pour relancer l’emploi dans notre pays, c’est relancer l’activité, une activité socialement utile et écologiquement soutenable. »

A propos de l’interview de Macron sur France 2

« C’était une véritable mascarade journalistique. La tonalité de cette interview donnait à voir quelque chose d’assez singulier quand on la compare avec celle de l’émission politique de Jean Luc Mélenchon. »
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« M. Delahousse n’a pas insisté sur la question de la finance. »

A propos du capitalisme

« Dans le capitalisme vert, le problème ce n’est pas la couleur. »
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« La finance, le capitalisme, le productivisme mondialisé a une responsabilité qui est la première dans l’étape du climat. L’activité humaine telle qu’elle est pensée aujourd’hui a un impact très fort. »
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« Macron a l’air de penser que la finance est vertueuse, elle s’alloue automatiquement correctement. L’OCDE dit que même si on partait sur une finance verte il faudrait 2 300 000 000 d’investissement par an pour réaliser les objectifs de la COP 21. »
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« Tout est basé dans la politique budgétaire du gouvernement sur le fait de croire. Et c’est un pari bien trop hasardeux. »

A propos de l’immigration

« J’ai appelé à la régularisation des sans-papiers qui travaillent dans ce pays. Celles et ceux qui travaillent et qui participent à l’économie de notre pays ont le droit de recevoir des papiers. C’est normal. »
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« La France ne joue pas son rôle au niveau de l’accueil. »
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« Peut-être que nous ne pouvons pas accueillir tout le monde, mais dans tous les cas aujourd’hui nous ne sommes pas au plein de notre capacité d’accueil. (…) Migrer est toujours une souffrance. On ne migre pas par plaisir. »