Lynn Harrell, virtuose du violoncelle, est mort à 76 ans

Lynn Harrell était considéré comme un des plus grands violoncellistes de la fin du 20siècle. Son épouse a annoncé son décès, chez lui à Houston, à l’âge de 76 ans.

Lynn Harrell avait débuté à 17 ans au Carnegie Hall

« Nous avons perdu un merveilleux père, un merveilleux mari, un merveilleux homme. Les quatre enfants de Lynn, sa sœur, ses amis et moi le pleurons avec ceux qui ont eu la chance de connaître sa musique, son esprit et son humanité. Tu étais la fin d’une époque. Cher Lynn, et tu nous manqueras plus que tu ne le sauras jamais (…) Repose en paix, mon très cher, tu l’as mérité ». C’est par ces mots qu’Helen Nightingale, son épouse, a annoncé la mort de Lynn Harrell à l’âge de 76 ans.

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Né à New York, fils du baryton Mack Harrell et d’une violoniste, le violoncelliste américain a fait ses débuts avec le New York Philharmonic à 17 ans au Carnegie Hall en 1961 avant de rejoindre le Cleveland Orchestra. C’est dans les années 70 que sa carrière de soliste prend son envol et le voit se produire dans le monde entier où ses interprétations, notamment des concertos d’Antonin Dvořák et de Robert Schumann, sont encensées. Également professeur de violoncelle, il enseigna à la Royal Academy of Music de Londres, au Cleveland Institute of Music et la Juilliard School de New York. Il avait l’habitude de jouer sur un violoncelle Montagnana de 1720 et avait acheté acheté un Stradivarius de 1673 qui avait appartenu à Jacqueline du Pré. Lynn Harrell vivait à Houston (Texas) avec sa femme, la violoniste Helen Nightingale.

Gautier Capuçon pleure « un homme extraordinaire, un ami très cher »

Joint par Radio Classique, Gautier Capuçon qui connaissais bien Lynn Harrell, se déclare atterré par cette disparition : « Je pense à tous ces souvenirs avec lui. C’était un homme extraordinaire, un musicien bienveillant qui venait me voir jouer lorsque je me produisais aux États-Unis. Je me souviens même que, la dernière fois que j’ai joué à Los Angeles, il m’avait attendu au pied de la scène et m’avait offert un cigare.

 

 

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C’était comme un père, un ami, un grand frère pour moi. Et puis cette manière unique de jouer, de faire chanter son instrument. C’est pour ça qu’il avait ce son si humain, si généreux. Je suis si triste d’avoir perdu un éminent collègue, un ami très cher ».

 

Philippe Gault

 

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