Luchini à 200 %

Fabrice Luchini ne fait pas les choses à moitié. Quand il arrive au studio, il met une pression rien qu’en étant là. C’est une pression de créateur, pas de diva, il a un vrai trac comme s’il entrait sur scène. Et d’ailleurs, il entre en scène, car, face à un micro, il donne tout. On dit que Fabrice Luchini compte la recette, qu’il est près de ses sous. Oui. Comme Horowitz ! Il a besoin de montrer qu’il est attentif au réel, pour ne pas qu’on se rende compte qu’il est totalement dans l’éther. Il se cache.

En fait, Fabrice Luchini est présent, engagé, bon camarade, généreux, attentionné à l’autre, comme je n’ai jamais vu personne l’être autant, que ce soit sur scène, devant une caméra ou un micro. C’est crevant parce qu’en face, il faut donner autant. Sinon ce serait profiter de lui, le rabaisser à un exercice de promotion. Quand Fabrice Luchini sort d’émission, il demande un disque. Ce soir, il voulait le 24e Concerto de Mozart dans la version de Pollini, qui lui avait tant plu. Par rapport à ce qu’il a offert de lui pendant l’émission, ce n’était rien. J’ai aimé cela parce que c’était une manière enfantine de demander son cachet. C’est un être pur qui se dissimule derrière des masques. J’aurais dû le couvrir de cadeaux et ne pas attendre qu’il me demande quoi que ce soit. Je n’ai pas trouvé le 24e par Pollini. Je suis redescendu avec une pile de disques. Maigre présent pour 1 h 30 de pure jubilation. Un vrai show d’intelligence, libre, gratuit et accessible à tous.

Pendant l’émission, Fabrice Luchini m’a proposé de lui composer un spectacle musical sur mesure avec une pianiste. Des lettres de Mozart par exemple. Bonne idée !!! Il va falloir demander au bon dieu de rallonger les jours. 24 heures, ce n’est pas suffisant.

Ouverture Walkyrie

MADELEINES

Le Petit Prince « C’est bien joli d’être copains… » (une chanson pour enfant, si tu la trouves pas il veut bien la chanter lui-même)

Gloria des Stones

Adamo

PROGRAMME

Trio n° 2 de Schubert – Isaac Stern

Erik Satie : Gnossienne n° 3 (Thibaudet)

Ravi Shankar Menuhin

Concerto pour piano n° 24 – 2e mvt – Pollini

Concerto pour violon de Bach 1er mvt

Don Giovanni, trio final (Harding)

Brassens : La non demande en mariage