LREM, MoDem, Agir vont-ils se regrouper en une « maison commune » ?

Mutualité française/ Flickr

Les députés LREM ont fait leur rentrée à Angers. Le parti macroniste entend défendre le bilan du président, mais il s’interroge aussi sur son avenir. A quoi va ressembler l’organisation future de la majorité ?

LREM envisage l’idée d’une « maison commune »

La République en marche (LREM) qui devait incarner le dépassement des clivages est appelée à son tour à être dépassée. Depuis plusieurs mois, l’idée d’une « maison commune » circule, pour rassembler tous ceux qui se reconnaissent en Emmanuel Macron et qui adhèrent à LREM, mais aussi au MoDem, à Agir, dans des sous-groupes comme Territoire de progrès, En commun, ou hors parti comme certains maires.

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LREM n’a su ni être une force militante ni être une force électorale conquérante, en témoignent les résultats aux municipales et régionales. Les proches d’Emmanuel Macron veulent donc accélérer le tempo, en passant d’une nébuleuse finalement peu efficace à un parti unique.

François Bayrou en faveur d’un « grand parti central unitaire et large »

Il y a encore peu, ce scénario ne paraissait pas envisageable avant la présidentielle car François Bayrou veillait jalousement à l’autonomie de son Modem. Le maire de Pau a pourtant évolué et dans un entretien accordé au Figaro samedi, il se prononçait en faveur d’un « grand parti central unitaire et large » où les sensibilités seraient reconnues.

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Stéphane Séjourné, député européen et premier conseiller politique du président de la République, prône quant à lui la création d’un grand parti démocrate à la Française. Et hier à Angers, Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale a réclamé à son tour l’avènement d’une formation « la plus imbriquée possible ». Toute proportion gardée, la constitution d’un parti unique de la majorité à la faveur d’une campagne de réélection d’Emmanuel Macron rappelle la mise sur pied de l’UMP en 2002 qui devait permettre la réélection de Jacques Chirac.

Présidentielle 2022 : les aspirants à la succession d’Emmanuel Macron pourraient souhaiter préserver leur autonomie

« Parti démocrate » pourrait être le nom de ce futur parti, à tout le moins l’appellation revient fréquemment dans les discussions. Une référence au parti démocrate américain, ce qui serait un moyen de redonner au parti macroniste une image de centre gauche. Tout ceci reste cependant de l’ordre de la réflexion et il n’est pas certain que tout le monde veuille être caporalisé.

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Même si le président était réélu, comme il ne pourrait pas faire de troisième mandat, l’après Emmanuel Macron commencerait dès mai 2022 et les aspirants à sa succession pourraient souhaiter préserver leur part d’autonomie. Et parmi eux, se trouve un certain Edouard Philippe.

Guillaume Tabard 

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