L’ironie tendre de Didier van Cauwelaert

Il a écrit son premier polar à huit ans car il pensait que son père allait mourir. Sans doute avait-il dans l’idée de nourrir sa famille, le brave garçon, mais certains prétendent que le désir d’écrire chez l’homme naît souvent d’un manque du côté paternel.

Il aime la passion chez Verdi et la fantaisie dans les opérettes d’Offenbach. Un joli mélange de sentiments humains et d’ironie où l’on retrouverait la pâte d’un Marcel Aymé et la griffe de Didier van Cauwelaert lui-même.

Le mouvement lent du Concerto n° 21 de Mozart l’a laissé tout à coup sans voix. Mozart y tutoie les anges avec un tel naturel. L’écrivain s’est souvenu d’un moment fort de son existence. Après la mort de son père. Une bougie qui s’est rallumée comme par enchantement. Comme un clin d’oeil venu de l’au-delà. Les rationalistes souriront d’indulgence. Mais les poètes s’en étonneront à peine.

Voici son programme :

-Morceau préféré : le début de la Traviata de Verdi.

Madeleines :

Thème des « Vacances de M.Hulot » de Jacques Tati.

Le Barbier de Belleville chanté par Serge Reggiani

Le Passe Muraille (Michel Legrand)

Classiques :

Danse hongroise n° 5, Brahms (Dorati)

La Grande Duchesse de Gerolstein, Offenbach (Minkowski)

Casse-Noisette de Tchaïkovski (Pas de deux final)

Concerto 21, Mozart – 2e mvt (Anderszewski)

Le Trouvère, Verdi (« De quella pira ») Version Karajan avec la Callas

et Di Stefano.