Les médias de contenus : un modèle économique menacé par les plateformes technologiques

Raphaël de Andreis était l’invité économique de Dimitri Pavlenko. Le président de l’UCAM – Union des Entreprises de Conseil et Achat Media et PDG d’HAVAS –  est revenu sur les conséquences de l’apparition des entreprises technologiques sur les médias traditionnels. Après une phase de diversification de l’offre et d’hyperdistribution des contenus, il estime que la question du modèle économique et du partage de la valeur est devenue un enjeu central pour les entreprises de presse, les marques et les publicitaires.

 

Le modèle économique des médias de contenus face aux plateformes technologiques.

« Il n’y a jamais eu autant d’audience sur les médias de contenus mais il y a en même temps un vrai sujet sur la pérennité de leur modèle économique »déclaré ce matin Raphaël de Andreis. Si l’émergence des plateformes technologiques a eu « un effet positif énorme » pour les entreprises de médias (hyperdistribution et diversification des contenus), le président de l’UCAM nuance en pointant l’inégale répartition du partage de la valeur. Face à ce problème, Raphaël de Andreis estime que le gouvernement actuel « a pris comme jamais la mesure de ses enjeux ».

« Remettre du bon sens, de la mesure, et de l’objectivité » :  voici la nouvelle devise de l’industrie publicitaire qui entend reprendre la maîtrise dans l’analyse de la portée des messages. En effet, les entreprises technologiques sont à l’origine de l’apparition de nouveaux critères de mesure (impressions, nombre de vues…) dont il n’est pas toujours évident de comprendre s’ils correspondent à de « vrais impacts ».

 

Réforme de l’audiovisuelle :  cibler les messages est « absolument nécessaire »

« Les gens en ont marre de trop de pubs, et de trop de mauvaises pubs » a analysé le président d’Havas. Il estime qu’il est de la responsabilité des marques, des publicitaires mais aussi des médias de produire de la publicité   » digeste, intelligente, intéressante  et utile ».  Dans ce contexte de lassitude publicitaire, Raphael de Adreis met avant le principe de qualité. Il assure également que le ciblage publicitaire est « absolument nécessaire » pour donner les moyens aux acteurs audiovisuels de lutter dans la compétition qui les opposent aux plateformes technologiques.

Arthur Barbaresi