Les madeleines de Gaspard Proust

Sur scène, il a l’air d’un adolescent attardé et complexé, provocateur par timidité, gêné de devoir faire rire, alors qu’il est très drôle. Son humour est assez dévastateur : l’influence slave. En même temps, il dégage le sentiment assez rare de sa propre insignifiance : l’atavisme suisse. L’auto-dérision étant la forme la plus raffinée et la plus subtile de l’humour, c’est son terreau, mais comme il éclabousse autour, tout le monde en prend pour son grade.
Gaspard Proust a percé grâce à Laurent Ruquier qui l’a pris sous son aile.
Il connaît très bien la musique classique, qu’il a découverte en autodidacte. Il en écoute toute la journée. Son goût s’est affirmé, affiné, personnalisé. Il pourrait croiser le fer avec les spécialistes les plus pointus.
C’est aussi un garçon attachant et vrai, qui ne parle pas pour ne rien dire, qui pense tout haut et se corrige en cours de route. Une belle rencontre.
Voici son programme :

Les madeleines
Madeleines
JOHANNES BRAHMS, VARIATIONS SUR UN THEME DE HAYDN, Finale, Philharmonia
Orchestra, ARTURO TOSCANINI,(52, 53, je crois, c’est un live qui contient
les fameux pétards balancés lors de l’exécution de la 4ème de Brahms)

2) Mozart, Don Giovanni, « L’ultima prova del amor mio… » par Ezio Pinza,
mais sous la direction de George Szell. Metropolitan Opera, 1944.

3) Wagner, Die meistersinger von Nuremberg,par Friedrich Shorr, mais il
s’agit de l’air « Was duftet doch der flieder » sous la direction d’Albert
Coates.

Classique

FRANZ LISZT, Vallée D’obermann, Années de pélerinage, VLADIMIR HOROWITZ

MOZART, KEGELSTTAT TRIO, K 498, 1 mouvement, avec Jack
Brymer à la clarinette.

TCHAIKOVSKY, 6 ème Symphonie, « Pathétique », 4ème mouvement, Munich
Philharmonic Orchestra, SERGIU CELIBIDACHE

LUDWIG VAN BEETHOVEN, 9ème symphonie, 5 dernières minutes du premier
mouvement, Direction WILHELM FURTWANGLER, Berliner Philharmonie, 1942.

JOSEPH HAYDN, DIE SCHOPFUNG, « Stimmt an die Saiten ». Seefried, Hotter,
JOchum, 1952 (ou le LIVE De KARAJAN à Salzburg avec Janowitz et WUNderlich)

6) Bach, Messe en si mineur, L’air d’alto de l’Agnus Dei,Kathleen Ferrier,
Karajan, Orch symphonique de Vienne, Live 1950.
Melodies « amour »:

RICHARD WAGNER, TRISTAN UND ISOLDE, « Weh, o weh wie dies zu dulden »,
FLagstad, Melchior, BEECHAM, 1937 ou éventuellement Flagstad, SUthaus,
FUrtwangler, 1952, PHilharmonia

RICHARD STRAUSS, DER ROSENKAVALIER « Marie Theres…Hab mir’s Gelobt etc »,
Trio de fin. , Schwarzkopf, Ludwig. direction Karajan, Philharmonia
Orchestra

JOHANN STRAUSS, DIE FLEDERMAUS, « Mein herr was dächten sie von mir », Kuntz,
Gedda, Schwarzkopf, KARAJAN, Philharmonia Orchestra