Les bonnes vibrations de Marc Lévy

 Olivier Bellamy et Marc Lévy sur Radio Classique

Qu’est-ce que le succès ? Rend-il arrogant ? Gâche-t-il l’individu ? Ce sont les questions que l’on pouvait se poser à propos de Marc Lévy. L’exposition indécente de chacun de ses livres en librairie fait des jaloux. Il n’est pas question de se demander si elle est méritée ou pas. Sa prose plaît à un très large public. Marc Lévy est l’auteur français qui vend le plus dans le monde (41 traductions, 20 millions d’exemplaires vendus), c’est une très bonne affaire pour son éditeur, pour les libraires, pour tout le monde. Il ne retire le pain de la bouche de personne. Ceux qui tirent à deux cents exemplaires ne vendraient pas davantage s’il n’existait pas.

L’homme est resté modeste, presque effacé. Il ne joue pas à l’écrivain, il s’étonne même d’en être devenu un. Il ne comprend pas vraiment son succès et cela lui fait un peu peur. Mais il n’usurpe pas sa place : il bosse. Il aime son métier comme le boulanger qui ne rechigne pas à se lever à trois heures du matin pour que chacun ait sa baguette croustillante et fraîche dans son bol de café.

Au début de l’émission, Marc Lévy était sans cesse attiré par l’écran de télévision qu’on a cru bon d’installer dans le studio. Il était comme un enfant happé par le pouvoir du petit écran. Il parlait comme on dit d’un acteur qu’il joue sur le métier, sans s’investir véritablement. Mais c’était sincère, simple et sans chichis. Et puis, de musique en musique, au fil des mots, il est entré dans le ton de la confidence. C’est devenu de la radio.

Voici son programme :

– Un morceau de musique classique qu’il aime par-dessus tout.

Impromptu de Schubert N°4 Opus 90 D

3  « madeleines » musicales

–   Le petit garçon Serge Reggiani

– Madame ( Barbara)

J’ai eu 30 ans (Maxime Le Forestier)

– 6 à 7 morceaux de musique classique.

Clair de Lune de Debussy

Bach, Suite 1 en Sol Majeur BW 1007

Gustino Vedro Con Moi Dileto (Ensemble Matheus, Jean Christophe Spinosi)

Recuerdos de la Alhambra Narciso Yepes

Bruch : Concerto pour Violon N°1 en G Mineur Opus 26 – 3e mvt

Fauré, Pavane Opus 50