Les anti-Linky sont-ils des « anti » tout court ? – LA REVUE DE PRESSE DE DAVID ABIKER

C’est la thèse passionnante du sondeur Jérôme Fourquet qui publie dans l’hebdomadaire Le Point la carte de la rébellion irrationnelle contre le compteur vert fluo. Une drôle de carte où les départements anti-compteur sont souvent les mêmes que ceux où la couverture vaccinale contre la rougeole est moins élevée qu’ailleurs.

 

La carte des anti-linky rejoint celle des Gilets Jaunes

Une France anti-linky où la contestation contre le petit boîtier recoupe les zones de la déferlante des Gilets Jaunes. Car lutter contre le compteur c’est d’abord lutter contre la France d’en haut ! Et le Point interroge Julie Montfort, auteure de plusieurs ouvrages sur l’énergie. Elle a rencontré des Français anti-linky dont les propos traduisent le refus de la science, des médias le tout lié, dit-elle, par un complotisme effroyable avec des amalgames sidérant entre l’amiante, Tchernobyl et le sang contaminé.

 

 

Un complot entre la Nasa et Rothschild

« On m’a parlé de caméra de la NASA qui permettrait à Trump de faire s’écrouler les maisons comme l’a prouvé l’effondrement des immeubles de Marseille dans le cadre d’un complot avec Rothschild pour éliminer les pauvres », c’est ce qu’elle souligne. Lisez le Point vous verrez que la lutte contre le conspirationnisme est un combat sans fin. Comme la lutte contre l’antisémitisme qui fait la Une de La Croix et du Monde avec ces propos de la Rabbin Delphine Horvilleur, 5 ans après les attentats de Charlie et ceux du 13 novembre : « On a perdu le sens d’un combat universel conjoint ».

 

 

Salah Abdeslam : le Parisien publie des enregistrements espions

 

On n’en doutera pas à la lecture du Parisien-Aujourd’hui en France qui publie des extraits des enregistrements espions de Sala Abdeslam dans sa cellule belge, peu après son arrestation. Le terroriste désormais détenu en France y raconte à ses codétenus sa fuite de France, la manière dont il s’est débarrassé de la ceinture d’explosif qui lui entourait la taille, sa nuit dans une cade d’escalier en banlieue, la voiture qui l’a conduit vers la Belgique et ce moment sidérant où il est interviewé à un barrage de police par une équipe de télévision belge, qui ignore qui il est. « C’est normal, les barrages, » répond-il tranquillement, « vu les circonstances, il faut bien renforcer les barrages hein ». Des propos racontés en cellule à d’autre suspects de terrorisme et qui ne sont accompagné ni de remord, ni de regrets. La déradicalisation est elle aussi un combat sans fin.

 

David Abiker

 

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