Leonard Bernstein dirige le Philharmonique de New York

Le génie de la direction d’orchestre et de la composition, un charisme sans égal, une culture universelle, un charme ravageur : c’est peu dire que Leonard Bernstein cumulait tous les dons.

Ses noces avec le Philharmonique de new York sont scellées ce 14 novembre 1943 lorsqu’il remplace Bruno Walter au pied levé. Le concert étant diffusé à la radio, « Lenny » connaît aussitôt la célébrité … à seulement 25 ans. Le label CBS ne tarde pas à prendre le jeune prodige sous son aile, coup d’envoi d’une discographie les plus imposantes du siècle dernier.
Les concerts de ce soir nous montrent un Leonard Bernstein hors des sentiers battus. Ainsi de cette Symphonie n° 6 de Bruckner (Bernstein, plus malhérien que brucknérien, n’enregistra officiellement que la Neuvième – par deux fois) du 27 mars 1976, publiée par le Philharmonique de New York. Avant la mieux connue Ouverture de Ruy Blas de Mendelssohn (studio, 1960), on entendra le chef américain en qualité d’accompagnateur dans le Concerto pour piano n° 3 de Rachmaninov avec Lazar Berman (le 2 mars 1977), le Concerto pour violoncelle de Schumann avec Jacqueline DuPré (le 3 mars 1967). Quant au Triple Concerto de Beethoven, Bernstein dirige du clavier son orchestre et les solistes issus de ses rangs : John Corigliano au violon et Laszlo Varga au violoncelle (17 octobre 1959).