Leonard Bernstein dirige le Philharmonique de New York

Le génie de la direction d’orchestre et de la composition, un charisme sans égal, une culture universelle, un charme ravageur : c’est peu dire que Leonard Bernstein cumulait tous les dons.

Ses noces avec le Philharmonique de New York sont scellées ce 14 novembre 1943 lorsqu’il remplace Bruno Walter au pied levé. Le concert étant diffusé à la radio, « Lenny » connaît aussitôt la célébrité … à seulement 25 ans. Le label CBS ne tarde pas à prendre le jeune prodige sous son aile, coup d’envoi d’une discographie les plus imposantes du siècle dernier.
Les concerts de ce soir nous montrent plusieurs facettes de son talent, puisqu’on le trouvera au piano dans le Triple Concerto de Beethoven (1959) aux côtés de ses musiciens new-yorkais. Familier de l’Orchestre national de France en compagnie duquel il aimait mettre en valeur le répertoire français (La valse de Ravel, 1975), Bernstein s’est peu produit à la tête du Philharmonique de Berlin en raison du règne sans partage de Karajan ; en Noël 1989, il livrait une interprétation incandescente de la Neuvième Symphonie de Beethoven. En guise de complément, Francis Drésel nous propose de l’écouter diriger le Concerto pour piano n° 23 de Mozart (soliste Byron Janis, 1960) et un symphoniste autrichien pour lequel il manifestait moins d’affinité que son cher Mahler : Bruckner (Symphonie n° 6, New York, 1976).