« Le Parti socialiste a compris qu’il n’était plus hégémonique » estime Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris

Elections européennes 2019 : élargir ou périr ?

« Soutenir une initiative d’élargissement n’est pas un effacement du Parti socialiste mais un moyen de donner de la crédibilité à son souhait de se transformer » explique Emmanuel Grégoire. A l’approche du scrutin européen, le premier adjoint s’est dit « favorable » à une liste commune entre le Parti socialiste « qui a compris qu’il n’était plus hégémonique », et le mouvement Place publique de Raphaël Glucksmann. Pour Emmanuel Grégoire, le Parti socialiste doit « montrer des signes de dépassement » mais aussi se montrer capable de « surmonter ses problèmes de querelles internes ».

Il a en outre déclaré que ce dépassement de la gauche devait « s’incarner dans de nouveaux visages et de nouvelles idées » afin que le PS puisse « trouver une audience auprès d’un électorat qui l’a déserté depuis quelques années ».

Municipales 2020

« Je mets beaucoup d’énergie pour qu’Anne Hidalgo puisse être confortablement candidate si elle souhaite l’être ». Interrogé sur la pollution de la capitale, le premier adjoint assure que « le trafic automobile a diminué de 6 % entre 2017 et 2018. » Il reconnait néanmoins que « dans le ressenti, c’est un peu plus complexe parce qu’il y a toujours un peu d’embouteillage », phénomène inhérent à toutes les capitales selon lui.Il explique par ailleurs que » l’un des leviers les plus efficaces, dont nous assumons les conséquences difficiles, est de restreindre la place disponible pour la voiture dans l’espace public »

Hidalgo : la stratégie de l’endettement

« Pour protéger le pouvoir d’achat des Parisiens, Anne Hidalgo a fait le choix de ne pas augmenter les impôts et de s’endetter « assure Emmanuel Grégoire. L’adjoint aux finances précise toutefois que les proportions de cet endettement sont « extrêmement raisonnables ». Il déclare que « ce ne sont que des dépenses vertueuses au sens où elles créent du patrimoine ». « Nous avions beaucoup de marge en matière de trajectoire d’endettement. Il conclue « nous avons fait le choix de recourir à l’emprunt parce que nous bénéficions de taux d’intérêts extrêmement favorables »

Gantzer : un candidat aux municipales ne devrait pas dire ça

En réaction à Gaspard Gantzer qui estime que Paris est une ville « dégueulasse », Le premier adjoint d’Anne Hidalgo déclare : « Un candidat ne devrait pas dire ça. C’est excessif et ridicule. Le Paris bashing est inélégant pour quelqu’un qui aspire à devenir le maire de Paris »

 

 

Arthur Barbaresi