Le parler vrai de Gérard Lesne

Quel bonheur de rencontrer un artiste aussi complet, fin et ouvert que Gérard Lesne ! C’est un profond connaisseur des répertoires les plus divers : ses curiosités vont de la musique médiévale à la techno expérimentale qu’écoute son fils. Il n’aime pas la soupe commerciale des discothèques (ce qu’Aristote appelait la musique phrygienne : la musique des esclaves !), mais il respecte autant Ferdinand de Lassus que les Pink Floyd (la musique dorienne, l’étage supérieur selon Aristote, ne se limite pas seulement au rayon classique de la Fnac).

Franc et direct, il dit la chose comme il le pense, sans souci de polémique, sans besoin de faire son intéressant, simplement pour être honnête. Les paris sont ouverts pour déterminer quels sont ces musiciens du baroque qui « poëtent plus haut que leur luth » comme disait Cocteau, que Gérard Lesne a pointé d’un doigt agacé sans porter leur nom à la vindicte publique.

Il n’a jamais été tenté par les feux du vedettariat, mais tous ses disques sont des bijoux. Quel chanteur magnifique ! Quel artiste précieux ! Quel musicien merveilleux !

Voici son programme :

1 ? Gérard Lesne                ?Office Ténèbres? / Couperin

Plage 4                         extrait au choix

+ Il Seminario Musicale

2 ? Hopkinson Smith     « Sonates et partitas » / Bach  Sonata III

Plage 6, CD2                  3?02

3 ? Version ?                   « Le Sacre du printemps » / Stravinsky

4 ? Hilliard Ens.               « Miserere » / Pärt

A shinter car long

+ Orch. der Beethovenhalle Bonn

5 ? Bruno Cocset                Sonate en mi mineur-Largo / Vivaldi

Plage 15                        3?13

+ Basses réunies

6 – Reinhard Goebel    « Concertos Brandebourgeois » / Bach

Concerto n°1

+ Musica Antiqua Köln

7 – William Christie     « Requiem » / Mozart

+ Arts Florissants