Le naturel singulier de Philippe Katerine

J’ai rencontré Philippe Katerine à l’issue du récital de Nicholas Angelich. Le courant a tout de suite passé. Julie Depardieu, qui attend un heureux événement, a fait les présentations. Il a tout de suite accepté de venir dans Passion Classique même si la date que nous lui offrions n’entrait plus dans la période de promotion décrétée par sa maison de disques.
C’est un garçon naturel, sympathique, dénué d’ego, et un artiste rare, doté d’humour et d’une singularité à la Satie. Son programme est une petite merveille d’originalité, qui ne se veut pas original, et qui lui ressemble par son mélange de subtilité et de douceur.
Le voici :

Erik Satie : Vexations
Poulenc : Montparnasse (d’après Apollinaire) par Louis Philippe
Claude Vivier : Chants
Darius Milhaud : Saudade do Brazil « Corcovado »
Bach : Goldberg (variation 1) par Nicholas Angelich
Madeleines
Beeach Boys : Wonderful
Swingle Singers : Prélude et fugue n° 1
Cathy Berberian : Ticket to Ride
Vie : The Shaggs « I’m so happy when you’re near »
Mort : Bee Gees : « Tragedy »
Amour : Jean Dubuffet « Prospère, prolifère »