Le formidable discours de Jérémie Rhorer

C’est un chef d’orchestre brillantissime et un compositeur à connaître. A 36 ans, Jérémie Rhorer n’a pas sa langue dans sa poche. Avec modestie, intelligence et simplicité, il a fustigé la pensée unique en matière de musique qui sévit encore dans les milieux officiels. Il place Bernstein, Reich, Ligeti et Messiaen au sommet, mais avoue son peu d’atomes crochus avec le discours totalitaire des années Boulez qui sévit encore dans notre pays. Un discours passionnant et sensible qui réconcilierait tout un chacun avec la musique contemporaine.

A ce propos, je recommande un livre qui vient de paraître : A l’écoute du XXe siècle – The Rest is Noise d’Alex Ross (Actes Sud), un journaliste américain qui fait le point sur la question après l’excellent livre de Benoît Duteurtre, Requiem pour une avant-garde. Le credo du New Yorkais : parler de la musique classique comme si elle était populaire et inversement.

Voici son programme :

Jean Philippe Rameau Les Boréades Entrée de Polymnie (avec Gardiner chez

Erato)

Madeleines

W.A.Mozart : Concerto pour piano n°23 2d Mt (avec la camerata de

Salzburg et Geza Anda)

Felix Mendelssohn Le songe d’une nuit d’été Notturno

Maurice Ravel    Daphnis et Chloë Lever du jour (avec l’orchestre de

Boston et Osawa)

Programme

Johannes Brahms  Concerto pour piano n°2 3ème MT (Angelich)

Richard Strauss  Quatre Derniers lieder Im Abendbrot ( avec le

philarmonique de Berlin et Karajan)

Gustav Mahler    2de Symphonie 4ème MT « Urlicht » (avec Bernstein et le

philarmonique de New-York)

Leonard Bernstein West Side Story (avec Bernstein)

Steve Reich      Musique pour 18 musiciens

Thierry Escaich : La ronde