Le Festival d’Angoulême célèbre la francophonie au cinéma

Le festival du film francophone d’Angoulême a ouvert ses portes pour sa 12 ème édition. Depuis sa création en 2008, ce rendez-vous incontournable des amoureux du 7 ème art donne le « la » à la rentrée cinématographique française.

Mardi soir, pour l’ouverture de ce 12e festival du film francophone d’Angoulême, c’est “Mon chien stupide”d’Yvan Attal, adapté du roman de John Fante, qui a été projeté.

Le film, qui sort le 30 octobre prochain, raconte l’histoire d’Henri, la cinquantaine désabusée, écrivain en panne d’inspiration qui rend sa femme et ses quatre enfants responsable de son mal-être. Au moment où il est au plus mal, un gros chien fait irruption dans sa vie et va totalement bouleverser son existence.

Nous avons rencontré les deux acteurs principaux du film, Yvan Attal lui-même et Charlotte Gainsbourg.
Précisons que la partition musicale du film a été écrite par le grand musicien de jazz Brad Mehldau.

Ecoutez l’interview d’Yvan Attal et de Charlotte Gainsbourg

 

Les films s’enchaînent ici au 12ème Festival du film francophone d’Angoulême et la qualité reste rendez-vous.

Après « Mon chien stupide » d’Yvan Attal et « Trois jours et une vie » de Nicolas Boukrief, adapté du roman de Pierre Lemaître, nous avons vu « Deux Moi »de Cédric Klapisch. Le film dresse le portrait de deux personnages, un jeune homme et une jeune femme, perdus dans la solitude d’une grande ville. On les voit se croiser sans cesse mais sans jamais se rencontrer jusqu’au jour où le destin va changer les choses.

 

Le 12e festival du film francophone d’Angoulême en est à sa quatrième journée.

Parmi les films projetés, Radio-Classique a eu un énorme coup de cœur pour « Les hirondelles de Kaboul » réalisé par un tandem Zabou Breitman et Élodie Gobbé-Mévellec. Ce film d’animation qui se déroule en 1998 dans Kaboul occupée par les Talibans raconte l’histoire d’amour de deux jeunes gens au milieu des ruines de la ville. Le film qui dénonce l’absurdité de la guerre avec son cortège de violences et d’injustices, tout en parlant de tolérance et d’espoir, est une pure merveille, bouleversante et aux dessins superbes. Autre coup de cœur : « La fille au bracelet »de Stéphane Demoustier. C’est l’histoire d’un couple de parents Céline et Bruno, interprétés par Chiara Mastroianni et Roschdy Zem, dont la fille de 17 ans,Lise, est accusée du meurtre de sa meilleure amie Flora. Pendant deux ans, elle va rester au sein de sa famille en portant à la cheville un bracelet électronique, jusqu’au début de son procès dont l’issue peut faire basculer sa vie.Le film qui parle de la famille, de la justice, du doute, met le spectateur sous tension de la première à la dernière minute.

C’est demain dimanche 25 août en fin d’après-midi que le jury du 12e festival du film francophone d’Angoulême présidé par la comédienne Jacqueline Bisset rendra son verdict.

La sélection des 10 films en compétition a impressionné les spectateurs et les professionnels, à la fois par la diversité de ses thèmes et par sa grande qualité. Parmi les films en avant-première, “ Les Éblouis”, premier long-métrage de la comédienne Sarah Suco, À été projeté aujourd’hui. Il s’agit du portrait de Camille, une jeune femme dont l’existence va être bouleversée par l’entrée de sa famille dans une communauté religieuse aux méthodes qui frisent le fanatisme. Ce premier film est une réussite tant sur le plan de sa mise en scène que par la force de son propos et il est porté par une jeune comédienne éblouissante Céleste Brunnquell.

Ce soir, après la cérémonie de clôture du festival du Film Francophone d’Angoulême où seront décernés les prix, sera projeté en exclusivité un film inédit: “Le regard de Charles” de Marc di Domenico.

Entre 1948 et 1982, Charles Aznavour, avec la petite caméra Paillard que lui avait offert Edith Piaf, a filmé tous les moments de son travail et de sa vie. Quelques mois avant sa disparition, le chanteur a travaillé avec le réalisateur Marc di Domenico pour commencer à “dérusher” les images afin d’en faire un film. C’est ce documentaire étonnant et émouvant que le festival du film francophone va offrir ce soir aux spectateurs et aux professionnels.

Nous y sommes. Après six jours de Festival , et après avoir regardé les 10 films en compétition, le jury, présidé par Jacqueline Bisset, a décerné ses prix :

Deux films dominent ce palmarès ; “Papicha” de Mounia Meddour obtient le prix du public, le prix du scénario, ainsi que le prix d’interprétation pour son actrice, Lyna Khoudri. Quant aux “Hirondelles de Kaboul” de Zabou Breitman et de Éléa Gobbé-Mevellec, il rafle le grand prix( Valois de Diamant) ainsi que le prix pour la meilleure musique décerné à Alexis Rault. Côté interprétation, c’est la jeune actrice Nina Meurisse pour son rôle dans “Camille” de Boris Lojkine qui obtient le Valois de la meilleure actrice et Anthony Bajon celui du meilleur acteur Pour son rôle de fils d’agriculteur dans “ Au nom de la terre”. Quant au Valois de la mise en scène, il est attribué à Hafsia Herzi pour son 1er Long métrage en tant que réalisatrice : “Tu mérites un amour”.

Bruno Cras