Le facétieux Elie Semoun

Il est drôle, fin, sensible, Elie Semoun, et il adore la musique. Principalement Wagner et la musique française. Comme il ne trouvait plus de places pour aller voir Le Crépuscule des dieux, à l’Opéra Bastille, il m’a demandé si je ne pouvais pas faire quelque chose et a été heureux comme un gosse quand je lui ai dégotté quelques places pour lui et sa famille à la répétition générale.
Il plaisante sur le fait qu’il soit juif et passionné par ce grand antisémite de Richard, mais il a aussi fait preuve de personnalité lorsqu’adolescent grandissant à Antony, il s’est mis à écouter Debussy et Fauré en cachette de ses copains de lycée qui n’auraient pas manqué de se moquer de lui et de ses goûts bizarres.
Si vous le croisez, lors d’un concert, n’hésitez pas à aller lui dire bonjour, car il a parfois l’impression qu’on l’y regarde « comme l’idiot du village avec un livre sous le bras ».
Voici son programme :

Ravel : Pavane pour une infante défunte

Wagner : Ouverture de Walkyrie

Wagner : Ouverture de Tristan et Isolde

Debussy : Prélude à l’après-midi d’un faune

Chopin : Valse pour piano OP 64 n°2

Madeleines :

Tony Bennett (album avec Bill Evans, jazz)

Georges Delerue : musique du film La femme d’à côté »

Bossa Nova Joao Gilberto « UNDIU »

La vie

The B52 : Planet clear

La Mort

Léo Ferré : « La Mémoire et La Mer

L’amour

Benjamin Biolay ; (album Rose Kennedy) La mélodie du Bonheur