Le Covid, résultat d’un accident de laboratoire ? Quand Joe Biden reprend sérieusement la thèse de Donald Trump …

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Quand les « mensonges » de Trump deviennent la vérité de Biden : cette tribune publiée dans le Figaro concerne l’attitude des médias et des réseaux sociaux américains sur la question de l’origine du virus.

Accident de laboratoire : Donald Trump accusé d’alimenter la théorie du complot avec des fake news

La journaliste Laure Mandeville explique : quand Trump a laissé entendre l’an dernier que le Covid pouvait provenir d’un accident de laboratoire, les médias américains et européens lui sont tombés dessus pour parler d’une théorie marginale et suspecte, autrement dit Trump alimentait la théorie du complot avec des Fakes News. Quand Biden, président démocrate, reprend cette thèse très sérieusement et appelle à une enquête détaillée sur ce thème, la presse et Facebook lui emboîtent le pas.

 

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Car Facebook l’an dernier avait été jusqu’à censurer les publications qui émettaient l’hypothèse d’un virus fabriqué en laboratoire, parlant de désinformation. Et c’est -une fois n’est pas coutume dans le New York Times- qu’on trouve une analyse du phénomène intéressante et qui n’est pas à charge de Trump : « dire que la question d’un virus fait en laboratoire était ouverte n’était pas un titre qui faisait du clic, de l’audience, en revanche écrire la théorie d’une fuite du virus a partir d’un laboratoire chinois prouve à nouveau l’incompétence de Trump » alors ca oui, ça ca faisait de l’audience.

 

Brett Stephen du New York Times : « quand on donne aux gens des leçons sur les dangers de la désinformation, il vaut ne pas en alimenter le moulin soi-même »

Laure Mandeville explique ainsi que le tort des médias et plateforme américaine a été de s’en remettre aveuglément à la communauté scientifique. Personne n’a fait de mea culpa, et le site Vox ou Facebook, qui corrige les fake news, est allé jusqu’à réécrire de vieux articles pour ne pas apparaitre trop partial sur le sujet a posteriori. « Plus les grands médias ou les Facebook se discréditent sur ces questions, plus la cession mentale des lecteurs et citoyens est massive » note judicieusement Laure Mandeville. Et l’éditorialiste du New York Times Brett Stephen, une des rares plumes conservatrices du journal met en garde les grands médias qui font la leçon sans recul ni esprit critique « quand on donne aux gens des leçons sur les dangers de la désinformation, il vaut ne pas en alimenter le moulin soi-même ».

David Abiker

 

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