Le combat pour la vie de David Khayat

  Olivier Bellamy et David Khayat

Plus un médecin est important, plus il est amené à traiter de cas difficiles, voire désespérés. C’est dire si David Khayat, cancérologue de renommée mondiale, fréquente l’antichambre de la mort et se voit quotidiennement contraint d’accepter l’inéluctable plus qu’aucun d’entre nous même s’il lutte de toutes ses forces pour en reculer les limites. Cette cohabitation avec l’inacceptable n’a en rien émoussé sa sensibilité. On le sent touché par chaque départ. Non pas superficiellement vaincu, comme s’il ne s’agissait que d’un combat contre la maladie, mais humainement investi dans un acte d’amour avec le patient car il n’oublie jamais la personne qu’il a en face de lui et qu’il a gardé cette faculté d’empathie qui est à la base de toute vocation médicale.

Dans la séquence des petites madeleines, au moment de la chanson d’Aznavour, en évoquant sa mère, il a étouffé un sanglot et s’est repris. Pendant ces quelques secondes, on a senti la vérité d’un être, c’est-à-dire sa vulnérabilité.

Voici le programme de David Khayat :

Morceau préféré à choisir parmi les 3:

Concerto pour piano n°1 Chopin – 1er mvt  (Argerich/Abbado)

Madeleines:

Léo Ferré La Mémoire et la Mer

Aznavour Ma jeunesse

Michel Legrand Eté 42

Classique:

Concerto pour violon et orchestre de Tchaikovski – (Ferras/Karajan)

Wagner : Marche funèbre de Siegfried (Crépuscule des dieux) – Solti

Puccini La Bohème « Che gelida manina » (Pavarotti)

Requiem Mozart Lacrimosa (Muti)

Concerto pour piano n°2 Rachmaninov (Zimmerman)