Le charme discret de Jean-Marc Phillips

Musicien ouvert et sensible, Jean-Marc Phillips est aussi un violoniste de premier plan qui n’a jamais sacrifié les dures contingences de son métier de soliste aux charmes des rencontres, aux croisements des genres, à la profondeur des relations humaines.
Virtuose, indéniablement, il n’est pas obsédé par son instrument et a su mener un parcours riche de musicien, toujours prêt à l’aventure et au partage, sans chercher à se mettre au premier rang, place qu’il occupe naturellement. En bref, il ne fait pas partie de ces êtres dévorés d’ambition qui cherchent à tout prix à « être sur la photo » tout en maquillant leur soif de paraître sous un masque de fausse humilité. Il a parfois souffert de n’être pas considéré à sa juste valeur dans un monde compétitif où l’on ne respecte que ceux qui écrasent leurs voisins. Mais il n’en garde aucune rancoeur, aucune frustration. Son enthousiasme et la fraîcheur de son âme sont intacts.
Avec ses complices du Trio Wanderer (Vincent Coq et Raphaël Pidoux), il ont su construire l’un des meilleurs ensembles de musique de chambre au monde, salué par toute la critique internationale et fêté par les mélomanes du monde entier. Ce sont tous trois des êtres d’une belle élégance morale et d’un talent époustouflant.
Voici son programme :
CINQ ŒUVRES :
. Prokofiev, concerto pour piano n°3, 1er mouvement par Martha Argerich
. Chausson, Poème, par J.Heifetz
. Fauré, 2e quatuor avec piano, 1er mouvement par J.P. Collard and co
. Britten, concerto pour violon, 1er mouvement par Franck-Peter Zimmerman
Schubert, quatuor a corde n° 15, 1er mouvement, par quatuor Alban Berg

MADELEINES :
. Bach, concerto pour 2 pianos en do mineur d’après le concerto pour violon
et hautbois, 1er mouvement, pas de préférence pour les interprètes
. Tchaïkovsky, concerto pour violon, 1er mouvement, par David Oïstrakh
. Jean-Luc Ponty : « mirages » de l’album « egnimatic océan »

LA VIE : Beethoven, 7e symphonie, 2e mouvement allegretto si possible par Karajan
L’AMOUR : Chopin, Mazurka n° 13 pas de préférence d’interprète (Ashkenazy?)
LA MORT : Schubert, quintette à 2 violoncelles, mouvement lent par Amadeus quartet
et W.Pleeth (1e version)